NAISSANCE D'ISAAC. GÊNÉS
S 346. Il est aisé de concevoir la joie qu'éprouvèrent XX r Éabam et Sara , lorsque ce fils leur fut donné. Us ^^ iMent Tao cent ans et l'autre quatre-vingt-dix. Vinp:tiq années s'étaient écoulées depuis qu'ils étaient entrés I Canaan. Enfin, voilà celui de qui naîtra la véritable iMi^té d'Abraham , celui qui héritera de toutes les itoiesses. Ils le circoncirent le huitième jour , selon le tnaanderoent de Dieu , et les Juifs continuent cet usage. \fA isaac reçut le sceau de la justification par la foi , Ihnt qu'il pût croire aux promesses ; mais en mettant ^sa personne ce signe de TaLliance de grâce, c'était k qu'il avait besoin , pour être un véritable enfant de po, que le Seigneur lui renouvelât le cœur et lui bnâl la foi d'Abraham son père.
t347. Le nom de cet enfant fut Isaac, ce qui en eu signifie rire, Sara exprime elle-même pourquoi o
I parents l'appelèrent ainsi. Us voulaient avoir dans i nom un mémorial de la joie que sa naissance leur ■t inspirée. Ce nom leur rappelait aussi le mouve- Int d'incrédulité qu'ils avaient ressenti l'un et l'autre b année auparavant. Y prirent-ils garde ? C'est ce ^ ne saurait affirmer. Il se pourrait bien aussi que h ne comprit pas la portée des paroles prophétiques liBortirenl alors de sa bouche : « Tous ceux qui l'apbdront se réjouiront avec moi. » Oh! oui, quand b pensons que c'est d'Isaac qu'est descendu JésusiKst, et qu'en plus d'un point Isaac a été, comme
II le verrons bientôt, une prophétie vivante de Jé- Mlhrist, nous avons, nous aussi, de quoi nous réiren pensant à sa naissance.
^348. H y a tout lieu de croire, d'après l'usage qui s-ii èonserve parmi les Juifs et qui existe chez quelques |)ies de l'Orient, qu'lsaac fut allaité par sa mère
ÈSB NAISSANCE D*ISA:àC.
XI pendant deux on trois ans. A ce moment, il y eut Q|
3'l fèto de famille chex Abrahnm« Mais hélas! au milii
des pauvres humains, les pleurs, triste effet du péflU
logent tout près de la joie. Abraham avait ea dl|
beaucoup k souffrir en son cœur , par suite de ses ni
tiens avec Agar , et il n'était pas au bout de ses pôÉMÉ
Ismaël , qui était maintenant un jeune homme de j
à dix-sept ans, jaloux de ce qu'on faisait pour aoB \
cadet , le témoigna de manière à froisser les senti
de Sara. Celle-ci, vive et passionnée , demandai
lement d'éloigner Agar et son fils, en se fondant i
que celui-ci ne devait pdnt partager Théritage d*l
Ce fut un coup sensible pour le patriarche , qui ,
en aimant tendrement le fils de la promesse, ne ]
vait pas cependant ne point aimer celui qui B*él
élevé sous ses yeux et qui lui paraissait de si
espérance. 1