‹ Études élémentaires et progressives de la parole de DieuChapitre 83 sur 229 · EXÈ8E LB SACRIFICE D* ABRAHAM · texte numérisé non relu

EXÈ8E LB SACRIFICE D* ABRAHAM

XXII § 362. En mémoire de cette délivrance, et comme 11-14 prédiction de ce qui devait arriver plus lard sur les mêmes montagnes de Morija , Abraham , prophète de rEternel, ainsi qu'il est dit au chap. XX, vers. 7, appela ce lieu-là L'Eternel y pourvoira fJéhovah--irehê), et de bouche en bouche ses enfants se transmirent cet oracle : // y sera pourvu en la montagne de rEternel, — « L'Eternel y pourvoira , » c'est, je l'ai dit, la parole de la foi. Marchons selon Dieu,' et quand il s'élèvera dans nos cœurs quelque mauvaise crainte, quelque doute , quelque défiance , répétons avec assurance : a l'Eternel y pourvoira. » — « H y sera pourvu en la montagne de l'Eternel I » telle est la parole prophétique. A quoi donc a-t-il été pourvu sur cette montagne? A voire salut et au mien , mes chers lecteurs. C'est là que notre Jésus , fils d'Abraham et d'Isaac selon la chair, est venu , qu'il a parlé , qu'il a souffert , qu'il est mort et ({u'il est ressuscité pour nous donner la vie éternelle. Si la prophétie était obscure au temps d'Abraham, les événements se sont chargés de la colorer d'une vive lumière. § 363. Mais il y a ici plus qu'une prédiction ordinaire. Toute rhistoire du sacrifice d'Abraham nous parle de Jésus-Christ et du salut. Ce père qiii offre en sacrifice son fils, son unique, celui qu'il aime, son Isaac, ne vous ferait-il pas penser à notre Père céleste , qui nous a donné son Fils unique et bien-aimé Jésus, le Sauveur, dont la naissance fut un grand sujet de joie pour tout le peuple de Dieu? Quand vous voyez Isaac montant à pied la sainte montagne chargé du bois pour l'holocimste, ne voyez- vous pas Jésus marchant au Calvaire en portant sa croix? Jésus avait à peu près l'âge d'Isaac quand il prit sur lui le poids d'une malédiction plus terrible que les flammes d'un bûcher. Il s'y est soumis volontaire-

Lfi SACRIFICE D'ABRAHAM. GBNfi

ment , de même qu'Isaac se préparait à le faire. Par sa ^Xl résurrection , il est retourné auprès de son Père, comme n^i Isaac fut rendu au sien par une espèce de résurrection. Et pourquoi ne manque rien à la ressemblance, le bélier qui est immolé à la place d'Isaac, ce bélier qui est Isaac par substitution , figure Jésus -Christ versant son sang et mourant réellement à notre place.

, § 364. L'histoire d'Isaac.est donc une prophétie en action dont Jésus-Christ est Taccomplissement. C'est ce qu'on appelle un type ou une figure. On en reconnaît de ~ deux sortes : les faits et les institutions qui, dans l'intention de Dieu, étaient destinés à annoncer des événements futurs , ou à prêcher certaines doctrines ; puis les faits et les institutions qui , entendus allégoriquement , présentent des leçons analogues à celles qu'on trouve dans la Bible, mais sous une autre forme. Nous en avons déjà vu plusieurs de Tune et de l'autre sorte, quoique je ne leur aie pas encore donné ce nom. L'Eden était type du Ciel. Les sacrifices d'Abel et de Noë étaient des types du sacrifice de Jésus-Christ. Abcl lui-même, qui mourut victime de la méchanceté de son frère , fut en cela un type de Jésus-Christ. Enoch , enlevé au Ciel , est le type de l'Ascension de Jésus-Christ. L'arche de Noë est type du salut que ce même Jésus nous a acquis. La vocation d'Abraham est le type de notre vocation céleste en Jésus-Christ. La destruction de Sodome , comme le déluge , est type de la fin du monde ; Lot , type des fidèles; ses gendres, types des pécheurs manifestement non-convertis ; et sa femme, type des chrétiens de nom, qui ne possèdent qu'une foi morte. Quand on pens(î combien sont importfmts et magnifiques tous les faits qui se rattachent à notre rédemption par Jésus-Christ notre Siiuveur , on ne s'étonne pas (jue Dieu les ail prédits , <81

BNflSfi RENOUrRLLBMENT DS LA PROMESSE.

XXU non-seulement par des paroles, maïs encore par des faitt "" propres à les figurer d'avance. C'est à cela que le sacri* fice d'Isaac fut particulièrement destiné.

XXX1« Bcnonvetlemeiit de la protucsae. «^ Mort ée Sara» — Mariage d'Isaae*

15-18 § 365. Pour la cinquième fois au moins l'Eternel daigna ^ire entendre à Abraham les magnifiques promesses qui constituaient son alliance avec lui et sa pos* térité. Il ne faut pas nous étonner de ce retoirr fréquent des mômes paroles; car, d'un côté, Dieu ne pouvait rien dire à son fidèle serviteur qui fût plus propre à le réjouir, et , d'an autre côté, l'on doit prendre garde qu'il s'était écoulé plus de cinquante ans depuis que Mett avait fait à Abraham la première promesse. Notre oœof est si oublieux, lorsqu'il s'agit de la parole du Seignear, que nous ne saurions trop la lire et la relire. A défout de jwrole écrite , il fallait bien qu'Abraham s'entendit répéter, de la bouche môme de l'Eternel,, ce qui seul était le principe vivant de son obéissance et de son amour.

16 § 366. Ce fut avec une solennité toute particulière que le Seigneur s'adressa pour la dernière fois à Abra*

ham. « J'ai juré par moi-même, dit l'Eternel »

— Quand les hommes veulent qu'on ne doute pas de la vérité de leur parole, ils jurent par le nom de Dieu; mais comme Dieu n'a personne de plus grand que lui ; ' il jura par lui-môme. Il voulut de la sorte qu'Abraham se tînt pour parfaitement assuré que les promesses ne pouvaient, en aucune manière, manquer de s'accomplir.

is § 367. Mais quelles sont ces promesses? Ce sont au fond les mômes que le Seigneur avait feites au patriar-

RENOUVELLEMENT DE LA PROMESSE. GÊNÉS

be k>rs de sa vocation (chap. XII), après m s^^-paralion XXH ttrec Iàâ (chap. XIII), à son retour de la guerre contre ^ B rois (XV) et une année avant la naissance d'isaac XVII); on y voit cependant trois différences qui méfteot d'être signalées. D'abord , le mot de nations au ira de celui de familles , ce qui montre mieux encore |ue la bénédiction promise à Abrahami et à sa posté- |fté ne devait pas avoir pour unique objet la nation fcwe. Puis , le mot semence ou postérité à la place du M toij qui se trouve au chapitre XII. Par où Ton iprend dans quel sens toutes les nations de la terre sepM tôt ou tard bénies en Abraham. Dieu voyait d'avance ^nombreuse postérité de son serviteur, et, dans cette IpBtérité, il voyait surtout Jésus , notre Sauveur, qui est |HQs d'Abraham selon la clinir, mais aussi le Fils unîiBdu Père , FAnge Jéhovah , lequel parlait à Abrahamt, est en Lui proprement que toutes les nations de la nre doivent être bénies, et déjà, grik» à son infinie Iwilé, cette promesse est en partie réalisée. Remar- IM», enfin, ces mots: « Ta pastérité possédera la lie de ses ennemis; » ce qui signifie que, soit les Wiles , soit le peuple des fidèles en général , soit notre ligDeur Jésus-rChrist en particulier, auraient des enne- JB, mais que Dieu finirait pai* les leur assujettir; or, »s retrouverons plus d'une fois cette parole. |368. Voyez ici comment îa Révélation divine va se tveloppant et s'éclaircissant par degrés. Quand Dieu fit Idam la première promesse d'un Rédempteur, tout ce fon pouvait comprendre , c'est que ce Rédempteur nit homme, né d'une femme. Dans la prophétie de pi, on découvre que l'homme promis sera de la race ^ Sem , et non pas de celles de Cam , ni de Japhet. knt^qant, il est clair que*, parmi les descendants de iS3

;BNàSG RË2<0UVELLËMfiiNT DE LÀ PROAIESSE.

XXU Sem, c'est Abraham qui, par Isaac, est destiné h être ^ le père du Rédempteur. Plus tard , nous verrons le champ se resserrer toujours plus , et la prophétie marquer d'abord celui des fils d' Isaac qui hériterait de la promesse, puis la tribu d'Israël d\>ù le Messie devrait naître , et ensuite , dans cette tribu , la famille à laquelle il appartiendrait. Mais je ne veux pas trop anticiper.

§ 369. Il est encore sur le sujet qui nous occupe une remarque très-importante. Tout en renouvelant à Abraham ses promesses , le Seigneur indique les motifs pour lesquels il lui accorde une telle grâce : « Parce que , » dit-il , « tu n'a pas épargné ton fils, ton unique ( v. 46), » et que tu as obéi à ma voix » (v. 18). Il est bien évident que Tobéissance d'Abraham a été un fruit de sa foi , (|ue sa foi elle-même n'a pas précédé la promesse ; que , par conséquent , c'est la promesse ou la grâce du Seigneur qui a fait d'Abraham un enfant de Dieu , et que ce n'est pas son obéissance qui lui a valu d'être l'objet des promesses et de la grâce du Seigneur. D'un autre côté , il est certain que si Abraham n'avait pas cru et encore de cette foi du cœur qui produit l'obéissance , il se serait privé lui-même de Teffet des promesses. Voilà une première explication de ces mots : « Parce que tu » as obéi à ma voix. »

§ 370. Ils signifient encore autre chose. En général, pour répéter à Abraham ses promesses , Dieu a choisi le moment où le patriarche venait de manifester hautement sa charité et son obéissance ( Chap. XIII , XV, XXII) ; par où il a voulu nous montrer que , si c'est la foi qui nous fait être enfant de Dieu , d'un autre côté , ce qui affermit notre foi , ce sont les fruits de charité et d'obéissance que la grâce de Dieu lui fait lendre. 11 ne s'agit pas ici du simple conlontemcnt qu'on éi|)rouvc quand on a rempli 484 *

MORT DE SABÀ. 6BMËS

son devoir ; c'est bien cela , mais c'est beaucoup plus en- ttll oore ; il s'agit d'un développement et d'un afTermissemeni ^ de cette foi même qui justifie le pécheur, m Abraham » crut à l'Etemel, et sa foi lui fut imputée à justice » (Ghap. XV, 6); on pourrait dire aussi : Abraham ayant obéi à l'Ëtemel par la foi , son obéissance , Véritable et sainte justice , fut comme le sceau et la couronne de sa fol.

Ici se termine l'histoire d^Àbraham , en tant que père des croyants. Cependant , nous allons voir encore quel-ques traits intéressants de sa vieillesse*

§ 374 . A la distance où Abraham vivait de sa famille ) so-24 il était demeuré sans aucune nouvelle de ce qui s'y pds^ sait, lorsqu'il apprit enfin que son frère Nacor avait de nombreux enfants , savoir douze fils , huit de Milca et quatre de Réuma ; et déjà ces fils de Nacor étaient euit^ mètnes devenus pères. Béthuel , entre autres > avait une fille nommée Rebecca , et sans doute qu'Abraham pensa tout de suite qu'elle serait pour Isaac un parti très*convenable , si telle était la volonté de Dieu.

§ 372. La volonté de Dieu ! Elle est quelquefois bien extraojrdinaire. Abraham , qui devait être le père d'une nombreuse postérité et qui l'est devenu, n'avait, pour ainsi dire , point de famille encore , lorsque son frère comptait déjà un grand nombre de fils et de petits-fils! Il ne fout donc pas nous imaginer que Dieu abandonne ses desseins parce qu'il met quelquefois certains retards dans leur exécution. C'est afin de rendre celle-ci d'autant plus remarquable. Par exemple , à voir combien il y a encore peu de chrétiens dans le monde , il semble que jamais le temps ne puisse venir où tous connaîtront le Seigneur; mais, quand le moment en sera arrivé, la ohose s'accomplira , sans nul doute , avec la plus grande facilité et avec une admirable promptitude.

lElNËSfi MORT DE SARA.

XXIII § 373. Trente-sept ans après la naissance d'isaac, "" Sara mourut. Abraham était alors à Hébron , ou Kirialh- Arbah , là où se trouvait la plaine de Mamré (verset 19), c'est-à-dire dans lé lieu même qu'occupaient ses lentes lorsque , trente-huit ans auparavant , le Seigneur était venu le visiter (Chap. XVIII). N'est-ce pas que cet endroit devait rappeler à Abraham et à Sara des choses bien propres à les consoler dans leur séparation? Il leur rappelait aussi , et notamment à Sara , une grande faute; mais Sara, néanmoins, partageait la foi ef la piété de son mari ; en conséquence , nous ne saurions douter qu'elle ne se soit endormie dans la paix de Dieu.

§ 374. Tout ce chapitre XXIII rapporté l'acquisitioD que fit Abraham d'un champ et d'une grotte , appelée la caverne de Macpéla , pour y déposer la dépouille mortelle de sa femme. On y voit comment se faisaient dans ces temps-là les contrats d'achat et de vente. Il n'y avait pas de notaires , ni d'actes stipulés , mais tout se traitait devant témoins. Ce qu'il y a de plus intéressant, c'est d'observer la bienveillance que les gens de l'endroit avaient pour Abraham et l'estime qu'ils faisaient de sa personne.

§ 375. Ce qui n'est pas moins digne de remarque, c'est la condition dans laquelle Dieu voulut qu'Abraham vécût durant son séjour sur la terre. Le père des croyants ne posséda pas un pouce de terrain dans le pays dont le Seigneur lui avait pourtant assuré la propriété perpétuelle. Je me trompe; Abraham finit par y être propriétaire d'un champ ; mais pour en faire , quoi? un cimetière. Or, par le faiti^ les plus riches et les plus puissants d'entre les hommes ne sont pas mieux partagés , sous ce rapport , que ne le fut Abraham. On a beau posséder des maisons , des champs et des vignes , on finit

HAKIAQB D'iSAAC. Qli^t

par n'occuper qu'une petite place dans une fosse. N'est- XXII ce donc pas une bien grande folie que de mettre son cœur aux choses de ce monde? — Il y avait là d'ailleurs pour Abraham une instruction toute particulière et qui ne lui échappa point (Hébr. XI ,13-16 ). Il comprit qu'il existe une autre Canaan , une cité céleste et bien meilleure vers laquelle devaient tendre ses désirs. II vécut donc ici-bas comme étranger et voyageur, aspirant à une patrie plus excellente , ce que font encore tous ceux qui ont la foi d'Abraham et qui sont , comme lui ,, des enfants de Dieu. .

§ 376. Abraham se sentant vieillir, une pensée occu- XXr pait fréquemment son esprit. Il n'est pas de père qui ne i désire de voir ses fils s'établir ; mais Abraham devait le désirer plus que personne ; sa foi même l'y poussait; car c'était en Isaac, il le savait bien , que les promesses auraient leur accomplissement. Selon ces mêmes promesses, Dieu Tavait jusque-là béni en toutes choses; aussi pensait-il que l'Eternel conduirait pour le mieux cette grande affaire. Il ne se trompait pas dans ses espérances , et le chapitre XXIV nous raconte comment se fît le mariage d'Isaac avec sa cousine Rebecca , fille de Béthuel. Je ne doute pas que vous ne lisiez avec un vif intérêt ce récit plein de charme ; pour moi , je veux me borner cette fois à de courtes explications , tout en vous signalant quelques circonstances particulièrement ins~ tructives.

§ 377. On croit généralement que ce serviteur était 2 celui qu'Abraham avait eu jadis la pensée de faire son héritier (Ghap. XV,' 2, 3). — « Mets la main sous ma cuisse, 9 ou plutôt sous ina hanche , car le mot hébreu cîst le même que celui qui se trouve au chapitre XXXll , verset 25 ; formalité qui semble bizarre et qui était peut-

I2RÊSB MIRIàQE D'ISàAC.

tX\f être Une simple coutume , comme de nos jours on fiaiit

*^ toucher dans la main« Sinon , elle avait quelque chose de bien sérieux. C'est au nom de la postérité dont il d^ vait être le père, qu'Abraham fait jurer 6on serviteur; or nous ^vons qui est Cette postérité : ce n'est pas fteU*^ lement le peuple juif (§ 367 ).

3» 4 § 378. Il y avait peut-élre à cette époque , parmi tas Cananéens ^ des jeunes filles honnêtes et pieuses entfô lesquelles Isaac eût pu se choîâir une femme ; maid il ne convenait pas que le chef de la race élue épousât une fille appartenant à une race maudite.

§ 379. Combien était grande l'autorité paternelle qu'Abraham exerçait sur sa famille 1 Bien qu'Lsaac eût alors quarante ans (XXV, 30), non-seulement il n'est pas question qu'il se marie sans l'aveu de son père> mais encore il faut que , si le père venait à mourir, il se soumette aux directions du serviteur âgé qu* Abraham institue son tuteur et son guide.

5-9 § 380. Quand on marche dans la ligne du devoir, on peut être sûr que le Seigneur conduira toutes choses pour le mieuxv Quoi qu'il arrive, Abraham ne veut pas que son fils quitte te pays de la promesse : il se confié en Dieu pour le reste. Nous aussi , « cherchons premiè* rement le royaume de Dieu et sa justice , et toutes loi autres choses nous seront données par-de6sus. )»

10-14 § 384 . Voyez comme la piété d'Abraham s'éiaît conhmuniquée à ses domestiques ; voyez quelle prière simple et fervente filihéser présente au Seigneur afin qu'il bénisse son voyage ; voyez , enfin , le signe auquel il re» connaîtra l'épouse que Dieu destine à son maître : c'eA sa bonté envers un étranger et un voyageur tel que lui. 21 § 382. Le fidèle dont les prières sont exaqcées ne devrait pas s'en étonner ; mais telle est loujourt Ui peti-

tes9e d^ noire foi , que , môme après aVoir prié-avw XXïf une pleine oooSanoe , noua avoua peiuo à en croire noa ^î yeux lorsque le Seigneur nous exauoe« Et puia, c'est qu'au fond nous sentons parfaitement que nous sommea indignes des faveurs de Dieu»

§ 383. Les présents qu'£libéser fit à Rebecca étaient %% sans doute destinés à la oonvainore qu'il venait effeoii-** vement de la part d'un homme riche et puissant tel qu'était Abraham. Nous avons vu (chap. XIH , vera, 2) d'o(^ il avait eet or, et nous n'ajouterons rien là-deaaus pour le moment.

I 394, Ainsi Rebecoa était petite-nièce d'Abraham 34 et arrière-cousine d'Isaao, comme on peut le voir par cette table généalogique :

Taré

Abraham Nacor

IsBac Bé^huel

Rebecca

§ 385. Nouveau trait de la piété d'Eiibéser. Biendea 26-27 gens demandent à Dieu ses grâces , et ne savent pas Ten remercier quand ils les ont reçues : le serviteur d'Abraham ne foisait pas ainsi,

§ 386. Laban , frère de Rebecca , était un homme 29-31 intéressé. Ce qui le porte à croire que cet étranger vient de la part de TËternel , ce sont la bague et les brace* iets qu'il a vus aux maips de sa sœur.

§ 387. Quel admirable exemple de fidélité , de désin^ 33-49

téressement et de véracité 1 Bien qu'au terme d*un long

voyage , le serviteur d'Abraham ne veut prendre aucun

repos qu'il ne se soit acquitté de sa commission , et il

itSK MARIAGE D'ISAAC.

XïV raconte de point en point , avec une parfaite exactitude ,

"* ce qui lui a été dit , ce qu'il a fait et ce qui lui est arrivé. C'est un beau modèle à imiter par les domestiques; voilà comment aussi nous devons nous comporter dans le service que nous rendons à Dieu.

50 § 388. Laban et Béthuel! Le fils nommé avant le père! Peut-être que, par suite de quelques infirmités, Béthuel avait dû remettre è^ Laban la direction de sa famille ; peut-être que Laban , d'un caractère vif et ' dominateur, ne rendait pas à son père l'honneur qur loi était dû. Et pourtant , il y avait dans cette maison une certaine connaissance et une certaine crainte de l'Eternel. Quelque regret qu'ils aient de voir partir Rebcoca, ils consentent à la laisser aller; ils ne sauraient se ré* jouir de cette séparation , mais ils ne sauraient non plus s'en affliger, puisque l'Eternel a parlé. C'est , je pense , ce que signifient ces mots : a Nous ne pouvons dire ni bien ni mal. x>

62 § 389. Toujours plus convaincu que c'était le Seigneur qui avait mené son voyage à bonne fin (vers. 48), le serviteur d'Abraham se prosterne en terre devant l'Eternel ; il ne cesse de se montrer animé de la plus vraie piété.

56 § 390. Et puis , comme il aime son maître ! il ne faut pas que rien retarde les bonnes nouvelles qu'il a maintenant à lui apporter.

59 § 394. L'esclave qui avait nourri Rebecca était, selon l'usage, demeurée à son service; loin de la famille paternelle , elle devait lui tenir lieu de mère. On voit plus tard qu'elle s'appelait Déborah.

6-) § 39â. Isaac, homme pieux, savait aussi, comme Abraham et comme Elihéser, ce que c'est que de prier sans cesse. 11 ne voulait pour femme qqe celle ^ 490

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