NÊSH LK SACRIFICE D'ABRAHAM
IXU là de sainlee opérnlions de TEsprît de Dieu qu'il fmit
"" avoir éprouvées pour les comprendre; mais il n'est pas de fidèles qui n'en sachent quelque chose.
ft-8 § 358. Le moment difficile est arrivé. Jusqu'ici Abraham s'était borné à dire qu'il allait sacrifier sur ^a montagne de Morija , et cela était vrai. Maintenant, son fils, qui marche à côté de lui chargé du bois destiné à allumer le bûcher, lui demande avec une louchante simplicité où était la victime pour l'holocauste. Quelle réponse lui fera le pauvre père ? La réponse de la foi : « Mon fils, Dieu se pourvoira lui-même pour l'holocauste. »
1, 10 § 359. Enfin, il faut bien révéler à Isaac toute la parole de l'Eternel. Quoique Abraham l'ait appelé Fenfant (verset 5), ce n'est pas à dire qu'il fût assez jeune pour que son vieux père eût pu s'en rendre maître malgré lui. Souvent, dans les estampes de la Bible, on représente Isaac sous les traits d'un fort jeune garçon; mais je ne saurais assez dire combien il faut peu se fier à ces peintures faites quelquefois par des hommes qui étaient sans connaissance du texte sacré. Ismaël est aussi appelé l'enfant (Chap. XXI, 15,16), bien qu'il dût avoir 47 ans environ , puisqu'il était âgé de 4 4 ans quand Isaac naquit, Quant à ce dernier, il ne fallait pas qu'il fût jeune et faible pour porter le bois de l'holocauste. Il avait 37 ans lorsque Sara mourut , comme nous le verrons au chapitre suivant, et il ne parait pas qu'elle ait vécu longtemps encore, depuis qu'Abraham lui eut ramené son fils. En sorte que , selon l'opinion la plus commune, j'estime qu'Isaac avait au moins trente ans lorsque son père le lia et le plaça sur le bois de l'autel pour l'immoler selon l'ordre de Dieu. Il y avait donc en Isaac la même foi et la même obéissance qu'en Abraham; seulement le sacrifice était moins grand de sa part, puis-
LE SACRIFICE D'ABRAIIA3it. GB!tÈ
qa*il allait passer dans le repos de son Dieu , tandis î^ qu'Abraham demeurerait seul sur la terre. ""
§ 360. Au reste , la foi de ces deux serviteurs de Dieu Ù-l-^ ne fut pas trompée. jAbraham se disposait à frapper, quand il entend , à bonheur! la voix de son Seigneur lui-môme. « Me voici , » dit Abraham plein de joie ; comme il avait dît : t me voici , » pour Tobéissance. Bienheureux , en effet , ceux qui auront avec soumission écouté la voix de leur Dieu ; ils n'éprouveront que paix et joie lorsque celte même voix les appellera au grand jour de la rétribution finale. Qui est , du reste , cet Ange de TEtemel qui crie : Abraham ! Ah I c'est vraiment le Seigneur, puisqu'il lui dit : c J'ai connu que tu crains Dieu, puisque tu n'as pas épargné ton fils, ton unique pour moi. » Parlant toujours à la manière des hommes , il dit : « J'ai connu , d quoiqu'il connût trèsbien Abraham (Chap. XVIII , 4 9); mais c'était pour dire : « Maintenant tu as montré ta foi par tes œuvres ; et lorsque dans la suite des temps les hommes voudront savoir par ton exemple quelle est la foi qui justifie , ils sauront que c'est celle qui , s'appuyant sur mes promesses, produit la soumission du cœur et une prompte obéissance à ma volonté. »
§ 361 . Mais si l'Etemel rend Isaac à son père, il veut toutefois qu'une victime soit immolée à sa place. Cette victime , il la fournit lui-même , soit qu'il l'ait créée pour cette occasion , soit qu'il ait fait que ce bélier se soit accroché par les cprnes h quelque buisson, pour servir au sacrifice. Ainsi, toujours la même leçon dans toute la Bible. Depuis que l'homme est devenu pécheur, il faut un sacrifice, il faut une efl^usion de sang , il faut qu'une victime soit substituée à l'homme et c'est Dieu <iui y pourvoit dans sa miséricorde.