KNÈSE JACOB ET ^SAU
XXV (les relations avec la famille de son père, qooiq "" plu à rEternel de lui donner aiUenrs son hérita^ 11 § 401. Ce qui concerne la mort et la sépuliu braham nous. est raconté par anticipation, poui interrompre le récit qui va nous être fait de d'Isaac et de son fils. Et s'il nous est dit qu'après d'Abraham Dieu bénit Isaac, cela signifie qu'il ti sur lui toutes les promesses qu*il avait faites à s(
12-16 g 402. Avant de passera ce qui concerne Isa enfants, l'historien sacré nous donne les noms di fils qu'eut Ismaël. De ces douze noms , il rappeler surtout ceux de Nébajoth et de Rédai que la Bible désigne quelquefois toute la postéi maël sous l'un et^l'autre de ces deux noms.
n, 18 § 403. Ismael mourut à i'àge de 437 ans. Abraham, avait 86 ans lorsqu'Ismaël naquit , i suite que celui-ci survécut de quarante-huit ai père, il est dit de lui, comme d'Abraham , qu'i cueilli vers ses peuples. — Pois on voit, par le v< que les tribus Ismaélites ne tardèrent pas à leurs tentes sur un vaste territoire au sud et à pays de Canaan. De cette manière, il vint un où elles se trouvèrent partout en présence dei peuples issus d'Abraham , comme l'Ange l'av Agar (Ghap. XVI, 4«).
19-21 § 404. Moïse reprend maintenant l'histoire 4 l'époque de son mariage, lorsqu'il avait quan La première chose qu'il nous raconte , c'est 1 à laquelle sa foi fut soumise par la volonté de 1 suite des promesses faites à Abraham , Isa^c pou tendre que le Seigneur lui donnerait promptei enfants et qu'il aurait une nombreuse famille, de cela, il se trouva que Rebecca était stérile.
JACOB BT ÉSâU. QEHÈt
e, le Seigneur rendit d'autant plus frappant Tac- IXV ement de la promesse ; mais, pour le premier ^JI^^ Heat, Isaac, et Abraham qui vivait encore, durent r bJen de la peine à comprendre une dispensation si pieuse de la providence.
I i05. L'épreuve dura vingt années , comme on le il par le verset S6. Pendant tout ce temps, Isaac ne fca de supplier le Seigneur de lui accorder des eiilb< Il comprenait que, s'il edt des grâces que nous tons demander à Dieu avec une certaine réserve, il BA d'autres qu'il ne faut pas se lasser d'implorer de kiisérîcorde. Le vœu d' Isaac était le vœu même de la et non le simple désir naturel de se voir une posté- ; ce qu'il réclamait, c'était une grâce spirituelle et un bien temporel. Et puis il âe sentait encouragé la promesse qite Dieu Avait faite à Abraham. Car il ait (MIS de ceux qui disetit : Dieu l'a promis ; nous ^ons donc pas besoin de le lui demander. Au coure, c'est bien plutôt si Dieu n'avait rien promis que I n'aurions rien à réclamer de sa grâce. Par exemle Seigneur s'est engagé à conduire ses enfants par Saint-Esprit; mais c'est précisément à cause de 1 il faut implorer ce divin secours. Ainsi encore, déclaré que son règne s'étcftodra sur toute la terre , oilà pourquoi nous devons T invoquer en disant : lie ton règne vienne ! »
406. La prière d'Isaac fut exaucée. Après vingt îî, m ieSj Rebecca devint enceinte. Sa délivrance approli, elle s'aperçut que quelque chose d'extraordi- » se passait en elle. Tout émue, elle s'en alla proement auprès d'un des autels qu'Abraham avait is, et là elle exposa devant l'Eternel l'état de son Alors elle apprit du Seigneur quelle }x>nait deux
ËMÈSB JACOQ KT ÂSAU.
XXT enfants en son sein; que les deux frères ne seraient pas thiZ pères d'une seule et même nation, mais qu'ils deviendraient chacun la tige d'un peuple à part; que ces deux peuples n'auraient pas une ^le puissance, et que, finalement, celui des deux qui d'aL)ord serait le moindre remporterait de beaucoup sur le plus grand. Nous verrons par la suite comment cette prophétie se réalisa dans les Iduméens et les Israélites, peuples issus , Vxm d'Ësati et Fautre de Jacob, les deux fils que Rebecca devait bientôt mettre au monde. Mais nous pouvons, dès à présent, remarquer que Dieu voulut établir ici clairement la souveraineté de sa grâce, non-seulement en n'appelant qu'un des fils d'Isaac à l'héritage de la promesse, mais de plus en proclamant son choix avant qu'ils n'eussent fait ni bien, ni mal.
S4'96 § 407. A leur naissance, il y eut deux circonstances, non pas miraculeuses, mais extraordinaires, qui étaient destinées à corroborer la prophétie. Comme on l'a observé quelquefois chez d^autres enfants, mais peut-être à un moindre degré, Esatt naquit avec un corps trèspoilu. Puis on vit son frère jumeau vouloir en quelque sorte lui disputer la prééminence. Par cet acte, absolument indépendant de la volonté de l'enfant, l'Eternel avait l'intention de montrer que ce qu'il deviendrait plus tard, il le devrait à la volonté du Seigneur, bien plus qu'à la sienne.
Tt § 408. La naissance de ces deux fils dut être une grande joie pour Abraham. Après les avoir attendus si longtemps (car les épreuves de la foi durent toute la vie), il eut le bonheur de vivre encore quinze ans avec eux. Mais, hélas I peut-être qu'avant sa mort il put déjà prévoir Ce que deviendrait Esatt. Peu satisfait de la vie paisible des bergers et de la piété que respirait l'intérieur
JACOB ET ÊSAU. GBNÈ
de sa famiUe, il ne sç plaisait qu'à lâchasse, où il devait XIV 88 prouver en fréquentes relations avec les Cananéens, rz habiUint9 du pays. Jacob, au coniraire, était un jeune homme de mœurs simples et patriarchales comme celles d' Abraham et d'Isaac. Il partageait sa vîe ^itre le soin des troupeaux et la société de ses parents. On voit qu'il Y avait «hez lui une piété naissante, tandis qu'EsaU prenait au contraire le chemin de la mondanité.
g A09* Cependant Isaac avait un faible pour son fils %s premier-né, et la cause que nous en donne TEcriture ne lui bit guère honneur, Isaac aimait avec passion le gibier, et son fils Esatl lui en fournissait en abondance ; de 9orlequece n'était pas proprement Esatl qu'il aimait, mais les viandes dont il le régalait. U en est ainsi de presque toutes le^s afTections des gens du monde : elles ont pour principe désintérêts égoïstes souvent bien honteux. Or, il est triste de trouver quelque chose de pareil chez un fils d'Abraham^ Apprenons de là jusqu'où peut mener une passion quelconque , celle même dont on se défie le moins. La friandise conduit à bien des péchés. Ce fut elle qui porta Isaac à aimer celui de ses fils qui était tout du monde , plutôt que celui qui s^annonçait comme devailt être un enfant de Dieu. Et puis, rappelez-vous Noë (§ 228).
§ 440. Rebecca, de son côté, préférait Jacob, soit à cause de la prophétie qui le concernait, soit parce que sa conduite était plus enharmonie avec la vocation qu'il avait reçue de l'Eternel , et avec les promesses faites à Abraham et à sa postérité. Ce n'est pas à dire qu'elle eût de la haine pour Esatl, ni qu'Isaac, qui malgré son feible était un enfant de Dieu, eût de la haine pour Jacob ; mais si Isaac préférait Taîné , Rebecca préférait le cadet ; et assurément il est aisé de comprendre qu'elle le m. 197 L*
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XXV § 414 . C'étaient des mœurs bien simples que celles vu-34 ^^s patriarches ! Souvent il arrivait qu^ls faisaient euimême les apprêts de leurs repas. Jacob, ^ un oert^in jour, se livrait à cette occupation lorsqu'Esatt, rentrant fatigué de la chasse, lui vendit son droit d'aînesse. Jacob eut tort sans contredit, de profiler comme il le fil delà lassitude et de incrédulité de son frère. Rebecca lai avait probablement raconté la prophétie qui le concernait, et, appréciant du fond de son âme la faveur de Dieu, Ton conçoit qu'il tint à l'obtenir selon la promesse. Mais, tout en reconnaissant que son action attestait une certaine foi, disons aussi que Jacob y fit preuve d-igoorance, sinon de méchanceté. On peut aller plus loin. Sa foi était quelque chose encore de bien charnel, puisquHl pensaitque, de la volonté d'Esatt dépendait Taccomplissement des promesses de Dieu. S'il se fût plus entièrelement attendu au Seigneur, jamais il n'eût songé à errïployer un tel moyen pour s'assurer ses grâces.
§ 412. Quant à EsaU, il ne pouvait mieux montrer rincrédulité de son âme. Pour lui, comme pour tous les mondains, l'important était de vivre , de satisfaire ses appétits : la grâce de Dieu vient après si elle peut. Il vend contre un aliment le droit d'aînesse qu'il croit avoir; et combien de gens qui vendent le salut de leur âme pour quehjues fêles, pour quelques ajustements de toilette, pour quelques satisfactions d'amour -propre, bref, pour de misérables bagatelles. Et fût-ce pour on royaume^ encore est-il qu'un royaume, et même le monde entier ne sont qu'une misère en comparaison de la grâce de Dieu.
§ 413. L' histoire d'Esaii rappelle cotte parole de notre Seigneur, dans l'évangile de Luc, ch. VIH, vers. 48 : (^ A celui qui n'a pas, même ce qu'il croit avoir lui sera
JACOB BÉNI PAR ISAAC. GI^xNË^
Sté. » Il ne pouvait pas vendre un droit qui ne lui ap- XXV [Kirtenait pas ; mais il s'en croyait possesseur, et il le mé- ^gT^.j [>rise et le vend , parce que ses pensées étaient toutes :*harnelles. Aussi son nom servira-t-il , jusqu'à la fin les siècles , à désigner les personnes qui tiennent pour peu de chose les gratuités de l'Eternel et le salut de leur àme. Ësatt mangea et il but , puis il se leva et s'en alla ! comme ces quatre mots peignent bien la légèreté '^^i avec laquelle les mondains sacrifient tout à leurs passions et à l'insouciance qu'ils ont de leur salut ! — Quant au peuple qui sortit de lui, il s'appela Ëdom^ »u les Ëdomites , ou Iduméens , d'après le nom qu'ËsaU reçut en cette rencontre et qui signifie le Roux , à cause (lu potage qu'il sollicita de son frère Jacob. Ce dernier nom , Jacob , veut dire le Supplanteur,
^KXXllI. Jacob béni par Isaac.
§ 4H. «Il n'y a personne qui ne pèche, » est-il dit XXVi quelque part dans le livre de Dieu , et c'est ce que nous 1-5 voyons bien par l'histoire de tous les hommes ^ même des plus saints. Une disette étant survenue dans la contrée qu'Isaac habitait, il passa chez le roi de Guérar, chez cet Âbimélec qui, dans sa jeunesse, avait fait alliance avec Abraham , et qui devait être à cette époque d'un âge fort avancé; à moins qu'il ne s'agisse d'un fils de yami d'Abraham ; car le mot Abirnélec veut dire : Mon père roi , et l'on appelait ainsi les princes de Guérar. Cette iuterprélation est même la plus vraisemblable. Is*iac comptait gagner l'Egypte , comme son père l avait fait en pareille circonstance. Abraham ne vivait plus pour donner à Isaac ses sages conseils ; mais rEler-
SENÈSE JICOB BÉNI PAR IgÂÀC
XXTI no] lui apparat , et en lui répétant les promesses Sm *" fois, il lui défondit de descendre dans le royaume 4 Mitsralmîies , et , pour Tencourager à i'obéissaiiee^ lui rappela Tobéissance même de son père.
6-35 g 44 5. Isaac resta donc h Guérar. Mais comme 3l hélas! beaucoup plus facile d'Imiter les péchés de ^ ancêtres que leur piété , il tomba dans la même I qu'Abraham, avec cettecirconstance aggravante qall ne pouvait en aucune manière donner à Rebecca lei de sœur, à moins qu'il n'entendit par là simple! qu'elle était sa parente. A cette occasion la Bible i parle de la beauté de Rebecca. Il est h présumer i qu'elle était beaucoup plus jeune que son mad. I tous les cas, nous voyons ici comment ces avant extérieurs , que les hommes apprécient si fort , soBi J diverses manières , une source de péché.
§ 416. J'ai dit qu'lsaac n'était point aussi ricbel Tavait été son père , à cause des présents que cet^ avait faits à ses autres fils. Ce fut pendant son séjoi Guérar qu'il vit accroître sa fortune , mais avec elW soucis et toutes sortes de difficultés. Ce qui valut mil pour lui, ce fut la nouvelle révélation du dont il fut favorisé après son retour à Beersébehj les développements qu'y prît sa piété. A Tej d'Abraham, dont il suivait, en scHnme, les traces , il y bâtit un autel , et il y invoqua le i Seigneur.
34,35 § 447. Cependant les épreuves ne manquèrent I non plus à Isaac , et même les plus pénibles de Vm je veux dire des épreuves domestiques. Esaa, 8oa| aîné , cet Ësatl pour lequel il sentait une préférend mal justifiée, et qu'il avait peut-être élevé avec faibhl le remplit d'amertume en épousant deux femmes cofl