‹ Études élémentaires et progressives de la parole de DieuChapitre 87 sur 229 · JACOB BÉNI PAR ISAAC. CBMÈS · texte numérisé non relu

JACOB BÉNI PAR ISAAC. CBMÈS

Bjec (§ 4 63) , et encore deux Cananéennes. De ce ino- ^Vf\l nt, la paix fut bannie du sein de la famille. ! 4! 8. Esatt avait quarante ans lorsqu'il prit ses deux 1-4 imes. Isaac était donc alors âgé de cent ans. Quoiil en ait encore vécu quçitre -vingts (Ch. XXXV, 29). me S'était affaiblie de manière à ne plus "y voir, illeurs , comme il convient à un enfant de Dieu , il sait souvent à son départ de ce monde et il s'y prélit sérieusement , car il ne savait à quelle heure le peur le rappellerait à Lui. Une chose préoccupait out Isaac. C'était le règlement de l'héritage qu'il ierait à ses 61s. En général , les parents ne se tournent que trop du sort qu'ils pourront faire à leurs nts. Quant à Isaac , il avait plus de raisons que perle pour y penser, car il s'agissait d'un héritage de . autre nature que les patrimoines ordinaires. 419. Il avait pu comprendre, par la parole que le peur avait adressée à Rebecca quarante ans aupamt, qu'un seul de ses fils hériterait de toute la bénéioD qui avait reposé sur Abraham et sur lui. Il aurait ^mprendre aussi , et par cette même parole et par onduite d'ËsaU, que celui-ci n'était pas l'élu du pdeur. Mais rien n'aveugle comme les passions, lies qu'elles soient. On a vu de tout temps, môme en&nts de Dieu se tromper grossièrement sur le sens prophéties non accomplies, parce qu'ils se laissaient r à les interpréter au gré de leurs désirs charnels, ^é les chagrins que lui faisait EsaU, Isaac ne laissait de lui conserver une grande prédilection. Qui sait oe si, par un de ces sophismes que la passion invente ;taDt d'habileté, il ne concluait pas de ce qu'Esatl it moins que Jacob, qu'il devait, selon la prophétie, préféré à celui qui était réellement le plus grande

;BNÉ8B s IACUB BANI par I8AAC.

XXVlI ou Id meilleur? Quoi qu'il en soît, il avait résolu "^ nir EsaU , et pour faire de cette solennité une famille , il lui demanda de ce gibier qu'il aims 6'^ § 120. Isaac ne s'était point caché de Rebecca ci avait tout entendu , et vous pouvez lire, dans sets 6 à 27, comment elle en informa Jacob^ c< elle lui suggéra l'idée de tromper son mari j a Jacob, après quelque résistance, consentit aux d sa mère , qui étaient aussi les siens, comment il à tromper son vieux père et comment il emport nédiction. Ces (dits n'ont pas besoin d'explicatioi ils abondent en enseignements.

6-17 § 421. D'abord, quant à Rebecca, sa cond beaucoup de rapport avec celle de Jacob enver lorsqu'il lui avait «xtorqué son droit d'atness dans la foi qu'elle agit, mais non pas par la foi. que Rebecca était une vraie servante du Seigne ne veux pas dire que sa foi ne fiit pas réelle, cette rencontre (et c'est un grand exemple pour les), elle ne fit pas autre chose que ce qu'eût t qu'un qui , sans être incrédule , n'aurait pas eu dant une foi vivante. Désireuse d'attirer sur X promesses de Dieu et persuadée que c'était lui qi en hériter, elle se servit, pour obtenir ce résull moyen très-coupablo. Il est vrai que la crise ( rieuse , le temps pressait , encore quelques moi EsaU allait être béni par son père ; mais avec foi , Rebecca s'en fût remise sur le Seigneur ] tourner le mal qu'elle craignait , et elle eût em tout autres moyens. Elle avait à son secours I auprès de Dieu , et, auprès de son mari , les r tationS) les supplications et les larmes; mais perie , jamais. Au lieu de cela , elle met da

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ire une passion violente , qui la porte même à XXVIl aouder de la malédiction que son mari pouvait ^^ mber sur elle (vers. 43). Ah! Dieu veuille que surs se souviennent toujours de cette leçon. Il [)a8 d^avoir des intentions pures, il faut en toutes user que de saintes et bonnes pratiques ; pour , il ne faut rien faire avec passion.

. Jacob hésita quelques moments à condescendre u X de sa mère. En effet , les enfants ne doivent lire le mal , fût-ce même à Tinstigation de leurs Mais si Jacob hésita, ce fut moins par la pensée que par la crainte d*ètre découvert ; et combien qui font de même! Aussi ne résista-t-il pas 18, 19 »; puis une fois qu'il fut entré dans cette manie, avec quelle effrayante assurance n'y sut-il ir! Non-seulement il ment avec effronterie, et à plusieurs reprises son mensonge , mais encore 20 intervenir le nom de Dieu , pour mieux couraïude. Pauvre Jacob! dans ce moment même, être malheureux à proportion de ce qu'il était ^, et il n'est pas possible que son àme n'ait profcmdément troublée, lorsqu'il reçut enfin édiction qui aurait dû, sans cela, lui causer une e joie.

. Quant à Isaac, il nous est une preuve de l'im- 20-27 té où nous sommes de lutter contre la volonté de veut bénir Ësaii ; tout lui dit que ce n'est pas Ml a devant lui ; cependant, il se persuade que I fils de prédilection sur lequel il pose ses mains les , et finalement il se trouve avoir donné sa Lion à celui que TËternel avait béni, même avant ince. Bien plus , il le fait en des termes qui nous rent animé par Tesprit de prophétie , en sorte S03

;rki^sr jâcob bém par isaac.

XXVII qu'à hion dire il n\*st que Tinslraroent de In volonté r~ Dieu. En effet , c^est Jésus , fils de Jacob selon la dM i**est Jésus lûi-mème , et non pas seulement Jacob peuple Juif issu de ce patriarche, que le Père seU avoir béni par la bouche d^Isaac ; car s'il est vrai qH prophétie s'applique en partie au peuple d'Israël, i ne sera pleinement réalisée qu'en Jésus-Christ. C'est <|ue les peuples serviront, et c'est devant lui que lesf fions se prosterneront; c^r c'est lui qui est le Sei (le ses frères, et en lui seul que se trouve la béni § 424. A voir ainsi la volonté de Dieu s'a< malgré la volonté contraire d'Isaac et par les même de Rebecca et de Jacob, nous n'en concluronij i\u'\\ faille faire le mal afin^que le bien en arrive, ni Dieu ait besoin de nos péchés pour accomplir .seins ; encore moins que la conduite d' isaac , de Rebeil <a de Jacob ait été ce qu'elle aurait dû être ; mais 1M| admirerons avec quelle sagesse, avec quelle boDté| iivec quelle puissance Dieu tire le bien du mal; rij (lirons que, si Dieu sait et peut réaliser ses des8>| (fuand nous lui désobéissons et par nos désobéissaoU mêmes, h plus forte raison le fera-t-il si nous nooséj (lions à n'accomplir que sa volonté. Enfin, nous voji par tout cela , que jamais aucun homme ne mérite f^ prement la grâce de Dieu ; car il n'en est point chei^ le péché ne se trouve.

30-40 § 425. Â peine Jacob a-t-il quitté son père , qu'BI se présente à son tour. La Bible exprime dans les terd les plus forts , l'élonnement du père , le désespoir < fils. On y voit en même temps que s'il y eut de lap d'Isaac quelque résignation à la volonté de Dieu, lî qu'on pouvait Taltendre de sa part, il n'en fut p» même d'EsaU. Il s'irrito contre sfen père, et, avec

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hitnes da désespoir, il implore une bénédiction qa^Isaac ^^^i' ne saurait lui donner. Quelle effrayante image des ^^^q pécheurs qui auront, comme Ësatt , méprisé les grâces de Dieu! Un jour viendra, et peut-être déjà dans ce monde , où ils verront toute P excellence des biens qu^ils ont rejetés; ils pleureront et crieront, mais ce , aéra trop tard. Trop tard! c'est un mot terrible que celui-là.

§ 4î6. Ce n'est pas à dire, quant à EsaU lui-même, 4ae , par la suite , il n'ait pu se convertir. Quoique la Parole de Dieu ne nous l'enseigne pas expressément et qu'elle semble plutôt exprimer le contraire , nous rencontrerons une circonstance qui indiquerait assez qu'il se fit, à certaine époque, un changement notable dans son cœur. En attendant, remarquons la prophétie dont iliot l'objet. Esaû et ses descendants devaient, selon 39, H h parole d'Isaac, jouir d'une grande prospérité , être forts dans la guerre , se voir assujettis aux enfants de Jacob et finalement secouer le joug que ceux-ci auraient mis sur leur épaule. L'histoire du peuple d'Israël, dans ses rapports avec celle des Iduméens, nous montrera cette prophétie se réaliser bien longtemps après Moïse.

§ 427. Du reste , si nous avons vu que , malgré J^s 41 péchés de Rebecca et de Jacob , Dieu sut accomplir ses desseins, nous apprenons ici comment le péché engendre toujours , et nécessairement , le péché et la misère. Esatl prit une haine si violente contre Jacob, que, nouveau Gain , il ne songea plus qu'à le faire mourir. Une seule chose le retenait , c'était la présence de son père ; mais il lui tardait qu'il fût mort pour assouvir sa passion. Que de peii^étts criminelles agitaient à la fois le misérable cœur. de cet incrédule! Doublement mcur- /. 205 M

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