XXXVI. Jaeob quitte Laban
|457 . Â mesure que sa nombreuse famille s'accroissait, 25-43 (rib devait naturellement penser au pays de Canaan \f selon la Parole de Dieu , ses enfants étaient appelés Ofiséder. D'ailleurs , il y avait une vingtaine d'années il servait Laban sans aucun profit pour lui-même. m prit -il enfin le parti de demander son congé. lan y frappé de la prospérité qu'avaient répandue sur les travaux de Jacob, n'eut garde de le laisser aller premier mot. Pour le retenir, il fit avec lui une (vention en vertu de laquelle son gendre aurait au ios une partie du bétail dont la fortune de Laban «gimentait chaque année, mais la moins précieuse. I par la volonté et par la puissance de Dieu , qui Ut que Jacob obtint enfin son juste 3alaire tout en ivant un signe palpable de la protection divine, il ar- I qu'aux termes de la convention , Jacob eut pour sa lioQ beaucoup plus que Laban ne l'avait imaginé. % ainsi que les ruses de l'homme ne peuvent rien, riement, contre la sagesse et la puissance du Seigneur. ib devint riche en troupeaux ; sa famille s'accrut H ^rand nombre de serviteurs et de servantes. 1 458. Tout cela ne plut guère aux fils de Laban. Ils XXXI Isèrent Jacob d'avoir dépouillé leur père, Laban lui- l> % lie se montrait fort mécontent. Il avait dit à Jacob : 'Etemel m'a béni à cause de toi » (XXX, 27) ; mais I reconnaissance envers Dieu et son gendre eût été ilpble , il ne se serait pas irrité du cours que , danç.
[iEx\È8£ JACOB QUITTE LABAN.
XXXI l'intérêt de la prospérité de Jacob, l'Eternel avait dûi j'y~2 Bux événements.. Il est fiacile de bénir Dieu quant enrichit ; mais il n'y a que les gens vraiment pieux i continuent de le bénir quand leurs affaires prcauk une tournure n^oins favorable.
3-13 § 459. Ce fut alors que TEternel invita formelienu Jacob à retourner au pays d'Abraham et d'Isaac, ai promesse de l'y bénir. Laban était absent (verset ( Jacob ayant appelé près de lui Rachel et Léa , il h tint un discours fort remarquable. Il pouvait crabil ([u'elles ne fissent des difficultés à le suivre dans . pays éloigné , où la foi ne les attirait pas et où ellei: connaissaient personne , bien que nièces d'Isaac et Rebecca. Aussi commence-t-il par leur rappeler, termes fort modérés , les torts de Laban à son égM Mais, s'il a été maltraité par leur père, le Dieu dei père , à lui , n'en a point agi de même.* Au contraire, n'a cessé de le bénir. Après lui avoir donné toosi troupeaux, dont il était bien le légitime propriéfaû son Ange lui était apparu pour lui enjoindre de retoon en Canaan ; ce même Ange de Dieu qu'il avait n Béthel , c'est-à-dire le Seigneur lui-même , le Fit Dieu qui s'était révélé jadis et d'une manière semUa! à Abraham et â Isaac.
14-16 § 460. Ces paroles étaient bien propres à fléchil cœur des deux femmes, pour peu qu'elles ne fuai pas destituées de toute piété. Cependant, il parait ( ce qui agit avec le plus de force sur elles , ce moins la pensée du Seigneur et des grâces qu'il ai accordées à leur mari , que le ressentiment dès iak] tés de Laban. Au lieu de les doter, il les avait corn vendues à Jacob. Puis en lui donnant Léa à la place llachel , et en lui offrant Rachel après Léa , il avait ca
UCOB QUITTE LABAN. GENÉ8
eur de toutes les deux; elles ne pouvaient le XXXI altre. Aussi se montrèrent-elles prêtes à suivre "
I . Là-dessus , il partit sans attendre le retour de 17-98 afin d'éviter avec lui toute espèce de contestaprit ce qui lui appartenait , et , avec cette nomcaravane , il s'achemina du côté de Canaan. Il i route depuis trois jours , lorsque Laban apprit >art. Alors celui-ci , accompagné des siens , se poursuite de Jacob. Il put aisément l'atteindre, e traînait pas à sa suite, comme son gendre, des ;, des enfants et de nombreux troupeaux. î. Ce qui stimulait Laban , c'était non-seulement de ramener Jacob, ou de lui reprendre une le ses biens , mais encore le désir de ravoir les ue Rachel lui avait dérobés. Ces dieux de Laban )pelés, dans le texte hébreu, des Téraphims. \i de petites idoles, en or ou en argent, que x)nservait chez lui par une superstition devenue jours bien commune. Laban n'ignorait pas Qce du Dieu Créateur des cieux et de la terre ; lit peut-être lui rendre ce qui lui est dû tout )quant des dieux secondaires, protecteurs ou de sa famille. En un mot, Laban était un . Ses enfants s'adonnaient aussi à l'idolâtrie; us explique bien des choses dans leur conduite. 3. C'est, du reste , la première fois que la Bible irle de l'idolâtrie. Nous ne devons pas trop nous * de trouver cette coutume impie dans la famille , puisque, hélas ! elle règne, avec tant de puisdans une si grande partie du monde soi-disant 1. Les saints et les anges auxquels les romanistes t un culte et dressent des statues , sont-ils autre S24