‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 114 sur 286 · VISION DE PAUL. COMPLOT CONTRE SA VIE · texte numérisé non relu

VISION DE PAUL. COMPLOT CONTRE SA VIE

(Actes 23 : 12-22.)

avoir rendu témoignage à Jérusalem, comme il venait de le faire, il serait aussi appelé à rendre témoignage dans Rome. C'était lui dire qu’il y serait emmené captif; mais peut-être PApôtre n’y prit-il pas garde. Quoi qu’il en soit, il avait maintenant la certitude qu’un de ses plus vifs désirs serait exaucé : il verra Rome, il y prêchera l'Evangile ; il pourra y exhorter, y fortifier les frères, et s’y consoler par la foi qui leur était commune! (Rom. 1 : 11,12.) Certainement, la bonté du Seigneur est grande envers les siens.

4212. La visite miséricordieuse que le Seigneur fit à Paul dans son cachot doit nous suggérer encore une autre réflexion. En rapprochant cet événement de quelques circonstances semblables et de piusieurs traits épars dans les lettres de Paul (4 Cor. 41 : 93; 2 Cor. 12: 1-9), on acquiert la certitude que cet apôtre fut favorisé de fréquentes révélations personnelles de notre Seigneur Jésus-Christ. En sorte que s’il ne fut pas de ceux qui le virent et l’entendirent pendant les jours qu’il passa dans le monde, il n’en a pas moins joui de ses instructions immédiates. Le témoignage rendu par Paul à Jésus-Christ et à sa doctrine, témoignage si concordant avec celui des témoins de sa vie et de sa résurrection, est donc un témoignage à part et qui a sa force propre, une force irrésistible pour qui veut le peser sérieusement.

4213. (12-292.) Cependant, la haine des Juifs ne dormait pas. Dans leur fanatisme, tout moyen leur était bon pour se débarrasser du redoutable témoin de la vérité que dérobaient à leurs coups les murs épais de la citadelle. Quarante d’entre eux se lièrent par serment à ne boire, ni manger, qu’ils ne lui eussent arraché la vie, et vous lisez ici le complot infernal qu'ils tramèrent et auquel le conseil, à ce qu’il paraît, n’eut pas honte de s'associer. Mais le Seigneur gardait Paul, mieux encore que les murs de sa prison. Il n’y a rien de miraculeux, cette fois, dans la délivrance de l’Apôtre; et combien cependant la protection de Dieu n’y est-elle pas visible! Ge jeune homme qui a vent de l’embuscade projetée et qui, neveu de Paul, parvient sans peine auprès de lui; ce commandant qui consent à le voir et qui, avec tant de bonté, lui tend la main et le mène à l’écart pour qu'il lui parle plus librement; enfin, la prompte résolution que prend Lysias au sujet de Paul : tout cela est parfaitement naturel, si l’on veut; mais tout cela nous montre que le Seigneur a mille moyens pour exécuter les plans de sa sagesse. IL voulait arracher Paul aux mains de ses ennémis et l'envoyer à Rome. I fallait done qu’il sortit sain et sauf de la forteresse Antonia et de la ville de Jérusalem. Or ce furent

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