‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 113 sur 286 · PAUL DEVANT LE CONSET · texte numérisé non relu

PAUL DEVANT LE CONSET

(Actes 23: 6-10; 11.)

tation qu'occasionnèrent les premières paroles de PApôtre. Ce qui irrita, ce fut sa contenance calme, douce et grave; ce fut sa voix ferme et pénétrante; ce fut son regard, qui ne craignait pas de rencontrer le regard de ses persécuteurs; ce fut peut-être ce titre de «frères » qu'il leur donnait de bon cœur, mais que ses ennemis tenajient pour une insulte; ce fut surtout l'appel qu'il faisait à sa conscience et par conséquent à la leur. La conscience! c’est une voix que lunpie cherche à étouffer au dedans de lui et dont il affecte de nier l'existence chez les autres hommes. Il se courrouce donc quand on la prend à témoin, quand on l’invoque comme législateur ou comme juge, et tout cela, parce que cette conscience, dont il repousse le bienfaisant empire, n’est plus pour lui qu’un bourreau, et ses derniers accents, un supplice.

4210. (6-10.) Après un tel début, Paul comprit qu’il n’y avait pas moyen de se faire écouter. Conduit par l’Esprit de Dieu, il se hâta donc de transformer la question personnelle en une question de principes. Les pharisiens lui faisaient, aussi bien que les sadducéens, un grief de ce qu’il prêchait Jésus comme étant le Christ, et surtout de ce qu'il le prétendait venu pour les nations non moins que pour les Juifs; mais ils ne pensaient pas, avec les sadducéens, qu’il n’y eût ni résurrection, ni anges, ni esprit. Sous ce rapport, ils n’avaient pas les mêmes objections contre la doctrine de Paul, ét, par là du moins, le pharisaïsme était plus près de l'Evangile que le sadducéisme. D’un autre côté, il est certain que la prédication de Paul tirait toute sa force de la résurrection de Jésus-Christ et de la révélation qui lui en avait été faite; d’où il suit qu’il pouvait dire avec raison que, pharisien et fils de pharisien, il était mis en cause au sujet de l’espérance qu’il avait dans la résurrection des morts. A cette parole, les scribes se lèvent; ils se font un argument des visions mêmes de Paul; on entend des cris de tous côtés; la discussion devient des plus orageuses, etil paraît qu’à ce moment les déux partis qui, depuis si longtémps, se disputaient le pouvoir au milieu des Juifs, furent près d’en venir aux mains, car Lysias, craignant -que Paul ne fût mis en pièces dans le conflit, appela promptement la troupe pour l'enlever de là et le reconduire dans la forteresse.

42114. (44.) Ce bien-aimé Paul! par quelles émotions et par quelles fatigues il plaisait au Seigneur de le faire passer! Mais ce même Seigneur lui réservait une grande consolation. Il se fit voir à lui, la nuit suivante, l’exhortant à prendre courage et lui annonçant qu'après

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