VŒUX. LE TRAVAIL
(HX Mhessaloniciens 3 : 1-5: 6-19.) tels que nous les avons reçus jusqu'ici, parce que nous en avons reconnu la vérité, éprouvé la vertu sanctifiante, goûté les douces joies? Mais encore faut-il que notre Seigneur Jésus-Christ lui-même et notre
Dieu et Père, de l’amour et de la grâce duquel procèdent toute solide
consolation et toute bonne espérance, console nos cœurs déchirés par la perspective de tant de maux et qu’il nous affermisse de telle sorte que nos paroles et nos œuvres soient dignes de lui. Adressez-lui donc vos prières à cet effet, comme Paul vous y invite, par les vœux mémes qu’il formait en faveur de ses chers Thessaloniciens.
3864. (3: 1-5.) Paul s'était déjà recommandé, d’une manière gé-
nérale, aux prières de ses frères (1 Thess. 6 : 98); ici, nous apprenons . dans quel intérêt il en éprouvait le désir. Demandez, leur dit-il, que
la Parole dont je suis interprète s’avance rapidement en tous lieux; demandez, pour cela, que je sois délivré de la malice des hommes, car même parmi ceux qui professent la foi, tous n’ont pas la foi. Comme dans sa première épiître encore, il déclare que Dieu étant fidèle, il les affermira et les gardera contre les atteintes de Satan. C’est là ce qui le remplissait d'assurance. IL savait bien que ses disciples de Thessalonique ne possédaient, non plus que nous, aucune force propre ; mais il avait Confiance en eux dans le Seigneur. C’est donc à lui qu’il s'adresse de nouveau, lui demandant de diriger leurs cœurs vers l’amour de Dieu et vers l'attente patiente du Christ. Que ces prières apostoliques sont belles dans leur simplicité! Nulle part on ne voit mieux lPaction du Saint-Esprit. Disons donc, selon ce vœu sublime de PApôtre : «O mon Dieu, dirige toutes les émotions et tous les désirs de mon cœur vers le grand amour dont tu m'as aimé et vers le prochain retour de mon puissant Rédempteur! Donne-moi de l’attendre avec patience et dans l’entière possession de ta grâce. Amen!» 3865. (6-12.) Il y à tout lieu de croire d’après la lettre même (2:92), que l’idée qu’on s'était faite à Thessalonique sur la très prochaine venue de Jésus-Christ, avait jeté une certaine perturbation dans l’Eglise ; que, le cœur plein de cette grande perspective, on avait abandonné les affaires de la vie, comme sil ne valait plus la peine dé s’en occuper, et qu’ainsi les choses ne marchaïent pas dans le bon ordre. C’est pourquoi Paul revient avec une grande force sur les exhortations de sa première lettre. Rappelant encore l’exemple qu’il avait donné, bien qu’il eût été dans le droit de se borner au seul travail de la prédication, il ajoute que celui qui ne veut pas travailler ne doit pas manger non plus. Aussi longtemps donc que nos corps auront besoin