LE JUGEMENT DE DIEU
5 $ (Ephésiens 5 : 5, 6.)
Phomme maudit, l’homme souffrant pour ses péchés, l’homme à chaque instant menacé de la mort, soit encore accessible à la joie. Ne semble-t-il pas qu'il devrait être dans une tristesse continuelle ? C'est un de ces mystères de notre nature morale dont la Parole de Dieu nous donne la clef. Quelque misérable qu’il soit, l’homme se sent créé pour le bonheur. S'il n’est pas heureux, il feint de l'être; et, pour se tromper lui-même, il se livre à des joies qui ne sont qu’une fausse image de la félicité perdue : c’est le fagot d’épines qui petille sous le chaudron (Ecclés. 7 : 6). Mais si, en nous approchant de Jésus-Christ, nous avons retrouvé la voie du vrai bonheur, tout notre être rayonnera de reconnaissance; et, tandis que le mondain trahit l’inanité de sa joie par ses paroles folles et ses vaines plaisanteries, nous montrerons la nôtre par les actions de grâces que nous rendrons constamment au Seigneur; ou, pour entrer mieux encore dans la pensée du Saint-Esprit, tandis que le cœur corrompu d’un débauché prolonge ses infâmes jouissances par des entretiens pleins d’impuretés, le cœur renouvelé du fidèle n’éprouve pas de plus grand bonheur qu’à parler des miséricordes dont il a été l'objet.
4383. (5, 6.) Pour nous détourner de toute impureté et de toute avarice, l’'Apôtre nous a dit que ce sont des choses qui ne conviennent pas à des saints; il ajoute « qu'aucun homme fornicateur, ou impur, ou avare, lequel est un idolâtre, n’a d’héritage dans le royaume de celui qui est Christ et Dieu. » Sentence pleine de justice ét contre laquelle il n’y a rien à objecter. Cependant, si vous écoutez les mondains, ils vous diront que, vu le nombre immense des coupables, il n’est pas possible qu’elle s'exécute. Ils vont même jusqu’à excuser, à justifier certains actes d’impureté et certaines habitudes d’avarice. Ge sont des maux nécessaires, pensent-ils, utiles même et plus louables que blämables, suivant les cas : le libertinage public fait la sûreté des mœurs domestiques, et lavarice des particuliers fait la richesse de l'Etat. « Vains discours, » qui ne sauraient annuler la justice de Dieu. A ne considérer que les maux temporels dont ces désordres sont la source, il est manifeste que Dieu ne les tient pas pour innocents. Ainsi donc, mes chers lecteurs, «que personne ne vous séduise par de vains discours, car c’est à cause de ces choses que la colère de Dieu vient sur les fils de la rébellion. » Dans aucun temps peut-être cette parole de Dieu ne s’est montrée plus éclatante de vérité. Quand on sonde les plaies de notre époque ; quand on recherche lorigine du mal qui dévore nos populations et y produit tant d’agitations et de