‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 162 sur 286 · L'IMPURETÉ ET L’AVARICE · texte numérisé non relu

L'IMPURETÉ ET L’AVARICE

(Éphésiens 5 : 4.)

qu’on n’osât pas même les nommer. Déjà, grâce à l’influence générale de l'Evangile, 1l est certaines abominations dont on parlait tout ouvertenient chez les païens, et dont, à la lettre, beaucoup de gens parmi nous ignorent absolument l’existence, bien qu’elles soient loin d’avoir entièrement disparu des mœurs modernes. Or, il faudrait qu'il en füt ainsi de toute impureté, et même de l’avarice. Oh! qu’il serait beau de voir les générations nouvelles élevées dans une atmosphère tellement pure et par des parents tellement détachés des biens terrestres, qu’elles ignorassent totalement ce que c’est que l’impureté et l’avarice, jusqu’à ce qu’elles l’apprissent de la Bible, de ce livre dans lequel le péché est nommé par le Dieu saint de manière à nous en inspirer l'horreur !

4381. Les saints ne doivent pas nommer ces vices, à plus forte raison ne doivent-ils pas s’y livrer. Or, c’est commettre l’impureté que de tenir des discours indécents, ou seulement de laisser échapper un de ces mots équivoques, au moyen desquels on satisfait l’impureté de son cœur et l’on souille si facilement limagination de ceux qui les entendent. De tels discours, pour être écrits au lieu d'être parlés, n’en sont pas moins coupables assurément; et si celui qui se plaît à écouter des paroles obscènes est aussi dépravé que celui qui les profère, 1l est évident que, lire des livres où la plus entière honnêteté n’est pas respectée, est quelque chose d’absolument interdit à des saints. Ferai-je remarquer, à cette occasion, la différence qui existe, sous ce rapport comme sous tous les autres, entre le livre de Dieu et les livres des hommes? Le Saint-Esprit, suprême médecin des âmes, nous dévoile, dans la Bible, de grandes turpitudes, et, comme les médecins du corps, 1l désigne les choses par leur nom. Mais c’est avec gravité, c’est dans les termes après tout les plus chastes, c’est de manière à ne jamais rendre le vice attrayant. On a fait l’observation que les plus dangereux des mauvais livres sont ceux où le vice est voilé sous des images qui laissent à deviner plus encore qu’elles ne disent; on pourrait ajouter que ces livres sont généralement écrits dans des intentions corruptrices : il n’en est aucun qui puisse être lu sans danger, quel que soit l’âge du lecteur, et, j’ajouterai, quelle que soit sa piété. Et puis, n’y eüt-il pas de danger, sont-ce [à des lectures qui conviennent à des saints?

4382. (4.) « Mais plutôt des actions de grâces; » c’est-à-dire des actions de grâces plutôt que « des paroles folles et des plaisanteries. » On se demande quelquefois commentil se peut que l'homme pécheur,

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