F AÉROLEOS A CORINTHE; PAUL A ÉPHÈSE
he (Actes LS : 24-28. 19:
à opte Fi aller M Lit sans le pouvoir (16 : 6). son arrivée, il entra dans la congrégation des Juifs , et les ayant tenus des choses de Dieu, selon sa coutume, ils k sollicitèrent
de leur accorder quelque temps; mais il lui importait d’être à Jéru-
salem pour la fête qui s’approchait, en sorte qu’il prit congé d’eux, leur promettant de revenir si Dieu le voulait. Laissant donc derrière lui Aquilas et Priscille, et toujours accompagné de Silas et de Timothée, bien que le texte ne le dise pas, il cingla droit sur Césarée, sans se détourner vers Antioche, et de Césarée il monta à Jérusalem.
Son séjour n’y fut pas long, car il nous est dit simplement qu’il y
salua Passemblée ou autrement l’Eglise; puis 1l descendit à Antioche,
son point de départ [3785]. Plusieurs années s’étaient écoulées depuis
qu’il n’avait vu les frères d’une localité qui devait lui être chère à
tant de titres, aussi y demeura-t-il quelque temps avec eux. Ce fut
alors qu’apprenant les ravages dont l’erreur judaïsante [3777] menaçait les Eglises de la Galatie, 11 se mit en route pour son troisième voyage missionnaire, commençant par cette même Galatie et par la
Phrygie, afin d’affermir les frères.
3869. (24-28.) A cette époque, parut à Ephèse un Juif d'Alexandrie, nommé Apollos, homme éloquent et très versé dans les Ecritures. Disciple de Jean-Baptiste, il n’avait pas encore été mis en rapport avec les apôtres du Seigneur. Il connaissait toutefois les principes fondamentaux de l'Evangile et, plein de zèle, il les prêchait avec une grande force, mais en ne s’adressant qu’aux Juifs. Quand Aquilas et Priscille l’eurent entendu, ils le prirent chez eux avec leur générosité habituelle, et ces deux simples fidèles devinrent le moyen dont Dieu se servit pour achever d’éclairer le savant Apollos; car les docteurs ont souvent beaucoup à profiter avec les simples et les petits. Puis Apollos ayant résolu de passer en Achaïe, dont Aquilas lui racontait tant de choses, on lui remit des lettres de recommandation pour les frères de Corinthe, et il fut très utile à ceux qui avaient cru, en même temps qu’il réfutait vigoureusement les objections des Juifs, s’attachant à leur démontrer que Jésus était le Christ.
3870. (49 : 1-7.) Pendant qu'Apollos séjournait à Corinthe, Paul revenant de Galatie et de Phrygie, se vit ainsi rapproché d’Ephèse, et il arriva dans cette ville, où les voies lui avaient été si bien frayées, soit par Aquilas, soit par le docteur alexandrin. Ayant réuni les disciples, il leur demanda s'ils avaient reçu l’Esprit-Saint lorsqu'ils avaient cru ; par où il faut entendre les dons miraculeux, car on ne saurait
PAUL A ÉPHÈSE. nn 29 (Actes 19 : 8,9.)
croire en Jésus sans avoir été rendu | de son Esprit. Tel étant le sens de la question, on comprend celui de Ja réponse qui fut faite par douze d’entre eux, bien qu'il soit permis des ’étonner que ces hommes pussent ignorer des faits devenus si publics; ; Mais enfin, la chose était ainsi. Baptisés du baptême de Jean, si ce n est par lui, du moins par Apollos ou par quelque autre de ses disciples, ils avaient peut-être évité toute relation avec ceux qui auraient pu achever l’œuvre commencée. Mais quand ils eurent entendu Paul, ils furent baptisés au nom du Seigneur; après quoi, Paul leur ayant imposé les mains, le Saint-Esprit vint sur eux , et, dans cette nouvelle Pentecôte, ils se mirent à parler des langues et à prophétiser.
3871. (8, 9.) La ville d’Ephèse, où ces choses venaient de se passer, était un des grands centres de l’idolâtrie régnante. Là se trouvait le célèbre temple de Diane, nom sous lequel on adorait la lune. Les superstitions païennes exerçaient un tel empire dans cette importante cité, que Paul ne put d’abord avoir accès qu’auprès de ses coreligionnaires, Car il ne paraît pas qu’il y eût ici, comme ailleurs, beaucoup de Grecs craignant Dieu. Pendant trois mois, il ne cessa d'annoncer le royaume des cieux à ses frères selon la chair, mais il trouva chez quelques-uns une vive opposition contre sa doctrine. Devant la multitude assemblée dans la synagogue, ils décriaient «le chemin » par lequel Paul voulait les faire marcher ; car, dans le royaume de Dieu, il s’agit non de théorie, mais de pratique. Les choses en vinrent à un tel point que Paul dut se retirer d’avec eux et il sépara les disciples, les réunissant chaque jour dans l’école d’un certain Tyrannus, où il leur exposait toute la doctrine du salut : ce fut comme à Corinthe (18:17). Le séparatisme, ou l’esprit de séparation, est certainement un grand mal, car l'Esprit de Christ est plutôt un esprit de support, d’union et de rapprochement ; nous voyons toutefois par cet exemple qu’il est des cas où la séparation devient une nécessité, un devoir. C’est avec les frères que l'Esprit du Seigneur nous unit et non avec des adversaires déclarés. Sortir d’une Eglise vraiment digne de ce nom pour en former une autre, c’est du séparatisme ; mais former une Eglise là où il n’en existait proprement point, appeler les disciples à sortir d’un établissement qui se nomme Eglise, bien que Jésus-Christ y soit ouvertement renié et ses disciples les plus fidèles odieusement outragés, ce n’est pas céder à un esprit charnel de séparatisme ; c’est faire ce que fit Paul, sous la conduite de l'Esprit de Dieu, c’est réédifier les murs de Jérusalem [2533].