DEVOIRS DES MAÎTRES
(Colossiens Æ: 1.) plus humble, plus pénible, plus difficile. Y ont-ils glorifié Diéu? leur gloire sera grande ; l’y ont-ils déshonoré? terrible sera leur châtiment!
4479. (4 : 4.) La nourriture, le vêtement, le soin de la santé : voilà ce que, dans leur propre intérêt, les maîtres devaient à leurs esclaves. Au milieu de nous, c’est de plus le salaire, et, si nous sommes bien servis, un bon témoignage devant les hammes. Refuser ces choses à ceux qui nous servent, serait ne pas leur rendre « la justice. » À son tour « l’équité » veut que nous ayons de l’indulgence pour leurs fautes et du support pour leurs défauts, que nous voyions en eux des frères, que nous abaissions le plus possible la barrière qui nous sépare, que nous cherchions à les dédommager par nos bons procédés de ce que leur position a de pénible, en un mot que nous les traitions comme nous voudrions être traités si nous étions à leur place. Ce qui doit nous porter à cela, c’est que « nous avons nousmêmes un Seigneur dans le ciel! » Ah! combien de maîtres, parmi les meilleurs, qui l’oublient souvent ! Combien qui ne voudraient pas que le Seigneur en usât avec eux comme ils en usent avec leurs domestiques ! Combien qui seraient plus indulgents s'ils se disaient : Et toi, comment sers-tu ton Maître qui est dans le eiel?
4473. Tels sont les devoirs des disciples de Jésus-Christ dans les diverses relations de la famille, devoirs qui subsistent pour chacun, lors même qu’il n’y aurait pas réciprocité. C'est-à-dire qu’une femme doit être soumise à son mari, quand même il ne l’aimerait pas, et le mari aimer sa femme, quand même elle ne lui serait pas soumise; les enfants obéir à des parents même durs, et les pères éviter la violence envers des enfants même rebelles; les domestiques enfin se plier à la volonté des maîtres les plus oublieux de leurs devoirs, et les maîtres à leur tour ne pas cesser de rendre à leurs domestiques la justice et l'équité. Tout ceci résulte de ce que le Saint-Esprit ne dit pas : Femmes, soyez soumises à vos maris s'ils vous aiment, et vous maris, aimez vos femmes si elles vous sont sont soumises, et ainsi de suite. Le devoir résulte pour le chrétien du commandement du Seigneur et encore plus du salut qu’il nous a procuré. Or, soit le commandement, soit le salut subsistent dans leur entier, quelle que soit la manière dont nous traitent nos alentours. D’ailleurs, n’est-ce pas notre devoir général de « surmonter le mal par le bien? » (Rom. 44 : 24.) Voulez-vous donc que chaque membre de la famille remplisse à votre égard les obligations que le Seigneur lui impose? commencez par remplir les vôtres. Ce moyen est plus sûr que la marche inverse, et