‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 195 sur 286 · LA PRIÈRE ET LA VIGILANCE · texte numérisé non relu

LA PRIÈRE ET LA VIGILANCE

(Colossiens 4: 2-4; 5, 6.)

vint-il à manquer son effet, vous aurez, dans tous les cas, accompli

.k volonté du Seigneur.

A 4474, Un mot encore. Cette morale est sublime; mais la grandeur De 4 | devient plus saisissante, quand on se reporte du siècle dans lequel elle parut. La femme, sauf chez les Juifs, était généralement tenue dans une abjection dont nous ne pouvons nous faire une idée, et l'amour conjugal n’avait rien de ce qui peut lui imprimer une valeur morale ; les enfants , élevés par des esclaves, n’étaient guère appelés à pratiquer la piété filiale, et, d’un autre côté, le père envisageait ses enfants comme une chose qui lui appartenait, et Les lois lui permettaient de disposer à son gré, même de leur vie. Quant aux rapports de maître à esclave, ils étaient encore pires. Que de femmes, d’enfants, de domestiques, qui se plaignent de la position que Dieu leur a faite, oubliant ou ignorant tout ce qu’ils doivent à la Parole de sa

grâce !

k475. (2-4.) Mais plus cette morale est sublime, plus il est manifeste qu’elle dépasse nos forces. C’est pourquoi, pû en remerciant Dieu des lumières dont il nous a favorisés et du désir de sainteté qu'il peut avoir mis en nos cœurs, nous devons prier sans cesse et veiller dans la prière ; car il y a une action réciproque de la vigilance sur la prière et de la prière sur la vigilance. Puis, nous nous souviendrons dans nos prières, de ceux qui, après nous avoir amenés à la connaissance de Jésus-Christ, nous invitent à marcher en lui, ainsi que je l’ai dit au sujet du passage analogue de l’épitre aux Ephésiens. 4476. (5, 6.) Au temps de lApôtre, les gens de dehors étaient les païens et les Juifs non convertis : de nos jours et dans nos contrées, ce sont tous ceux qui, bien que membres d’une Eglise chrétienne, sont étrangers à la véritable foi. Nous avons tous , nous qui croyons, une mission auprès de ceux de dehors, et une mission qui n’est pas facile. Il s’agit donc de nous en acquitter avec sagesse, évitant ce qui peut être en scandale au monde et n’usant envers lui d’aucune coupable condescendance. Puis il faut racheter Le temps, c’est-à-dire se hâter, car les heures s’envolent rapidement et avec elles des milliers d’âmes, qui, hélas! ne vont pas toutes près de Dieu. Nous regarderons comme le premier devoir de la sagesse chrétienne, celui de parler aux pécheurs , de leur parler de la grâce de Dieu, de leur en parler avec des discours, non pas fades et froids, mais animés et pressants. Notre vie tout entière devrait être tellement distincte de celle du monde, que ceux qui nous entourent ne pussent s'empêcher

SALUTATIONS. 361 (Colossiens Æ : 7-18.) de nous interroger sur la nature des principes qui nous guident : c’es

ainsi qu’en répondant, nous prêcherions. ste 4477. (1-48.) La fin de l’épitre est toute de salutations. Cest là que

se trouve le nom du frère par lequel Paul lenvoyait à Colosses.

C'était Onésime, esclave fugitif, originaire de cette ville et celui qui

va faire le sujet de lépitre suivante. Il semble au premier abord qu’Onésime ne fût que le compagnon de voyage de Tychique. Mais j'ai déjà dit [4435] que Paul peut fort bien s'être référé ici à la mission générale qu’il avait confiée à Tychique auprès des Eglises d’Asie ; et s’il mentionne son nom avant celui d’Onésime , c’est à cause de sa position dans l'Eglise : il convenait que Paul eût, auprès des frères de Colosses, un autre représentant que l’esclave Men quelque cher qu’il lui fût, ainsi que nous le verrons.

4478. J'ai parlé précédemment d’Aristarque , de Marc et de Justus [4433], dont les deux derniers étaient venus tirer Paul de lisolement presque complet où il était lorsqu'il avait écrit sa lettre à Timothée [4426]. Quant à Epaphras, vous remarquerez le bel éloge que Paul fait, en passant, de ce frère bien-aimé. Modèle du vrai ministre de Jésus-Christ, plein de zèle pour Dieu et d’amour pour ses frères de Colosses, de Laodicée et de Hiérapolis, Epaphras ne cessait de prier pour eux, afin qu’ils demeurassent parfaits et accomplis dans toute la volonté de Dieu. Sur Luc et sur Démas, voyez 4433.

4479. Puis l’Apôtre parle d’une lettre qu’il aurait écrite aux Laodicéens, et qu'il désirait qui füt lue à Colosses, en invitant aussi les Colossiens à communiquer la leur aux frères de Laodicée (15, 16). Cest de cette manière que les épîtres des apôtres sont insensiblement devenues la propriété de toutes les Eglises et que s’est formé ce qu’on appelle le canon du Nouveau Testament, c’est-à-dire le recueil des

livres dont 1l se compose. Quant à cette lettre aux Laodicéens, on

suppose assez généralement qu’elle s’est perdue par une raison quel-

conque, mais non sans la permission de Dieu; d’autres, et je suis de ce nombre, estiment qu’il s’agit ici de lépitre dite aux Ephésiens, cette circulaire dont Laodicée avait dû recevoir dans tous les cas une copie.

4480. Archippe, que Paul mentionne après cela (17), exerçait un ministère dans l’Eglise sans qu’on puisse dire lequel; un ministère qu'il tenait du Seigneur et dont l’Eglise devait lui rappeler l’importance. Par où nous voyons de nouveau que si les ministères viennent de Jésus-Christ, non-seulement parce que c’est lui qui les a institués,

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(Philémon 93; 9; 4-7.) mails encore parce que ses vrais ministres reçoivent de lui les dons nécessaires, 1] appartient aux Eglises d’exercer une action directe de surveillance sur ceux qui remplissent quelque fonction dans leur sein. | 4481. Paul qui, selon sa coutume, avait dicté sa lettre veut pourtant que les Colossiens y voient son nom écrit de sa propre main (48). Il recommande à leur souvenir sa pénible situation et il termine par son vœu ordinaire ; le meilleur de tous les vœux, mais qui rappelle en même temps que nous ne sommes pas autre chose devant Dieu que des criminels, qui ont reçu grâce, s’ils ont la foi, et qui ont besoin d’une grâce sans cesse renouvelée pour persévérer dans cette foi. « Que la grâce soit avec vous, » mes chers lecteurs, et avec quiconque invoque le nom du Seigneur Jésus! Amen.

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