LA FOI
(EX Pierre 1 :.12-15: 16-19.)
avec toujours plus de fermeté à la vocation que Dieu nous adresse, en vertu de l'élection de sa grâce. Voilà le préservatif contre toute chute mortelle; voilà comment l'entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ nous sera richement:accordée: Pour de pauvres pécheurs tels que nous, quelle grâce d’être sauvés, quand ce ne serait que tout juste! mais non, c’est une riche, entrée que le. Seigneur nous prépare. Celle d’un prince dans son palais, le jour de son couronnement, est d’une faible gloire en comparaison de ce qui. nous attend auprès de Jésus-Christ : il avait dit la même chose en d’autres termes. (Jean 40 : 10). + | |
4614.(12-15.) On a beau connaître la vérité, et même y être affermi, on a toujours besoin de s’y voir ramené par la Parole de Dieu et par. son Esprit, attendu que notre cœur naturel y est étranger, et que, sous l'influence des passions, non moins que: par l'entrainement du siècle, il retourne aisément aux erreurs qui semblaient pour toujours. abjurées. C’est par cette raison que les prédicateurs , à leur tour, ne, sauraient trop revenir sur les articles fondamentaux de la foi; et quand, on se plaint de leur insistance, on s’accuse soi-même d’un manque de piété ou de jugement. Plus les messagers de la bonne nouvelle se, sentent près de leur fin, ou, comme dit l’apôtre, près, de déposer leur tente (2 Cor. 5), plus ils doivent insister. Vous voyez que c’est là ce. que faisait le fils de Jona. L'Esprit de Dieu lui,rappelant sans doute le jour solennel où Jésus-Christ lui avait annoncé par quelle mort il glorifierait Dieu, et les circonstances où il se trouvait, jointes peut-être à quelque révélation du Seigneur, lui attestant que le moment approchait, il s’empresse d'écrire quelques lignes avant son départ, non pas afin de se rappeler au souvenir des saints, mais afin de leur rap-
peler les choses qui concernaient le Seigneur Jésus et la connais-
sance de sa grâce. C’est du reste ce qu’ont fait tous les apôtres, dans chacune de leurs épîtres. +
4615. (16-19.) Voici ce qui donnait aux premiers prédicateurs de l'Evangile, et à Pierre en particulier, tant d'assurance à annoncer que le Christ était venu plein de puissance et qu'il reviendrait dans une gloire encore plus grande. C’est qu’ils avaient la certitude absolue des merveilles sur lesquelles portait leur témoignage. Ils avaient vu de leurs propres yeux, non-seulement les faits qui se rattachaient à l’humanité du Sauveur, mais encore ceux qui attestaient sa divine majesté. L’apôtre rapporte en particulier la transfiguration de Jésus, sur la sainte montagne où Jacques , Jean et lui, le virent dans sa gloire,
LA, PROPHÉTIE. 433 (HX Pierre 1 : 20, 21. 2: 1-3.)
s’entretenant avec Moïse et Elie. De ces trois témoins de la transfiguration, l’un était mort depuis une vingtaine d’années (Act. 42), l’autre put encore rendre longtemps témoignage des choses qu'il avait vues et entendues; quant à Pierre, il allait bientôt rejoindre Jacques auprès de leur Maître commun. Or, cette gloire du Seigneur avait été annoncée par les prophètes, en des termes dont le sens n’est pas encore épuisé. Mais l’accomplissement partiel que leurs prédictions ont. déjà reçu, nous en garantit l’accomplissement définitif. C’est ainsi que la gloire du Seigneur dans sa première venue, rend plus ferme la parole prophétique relative à sa gloire future. Celle-ci sera pour nous comme l’aube du jour et le lever de l'étoile du matin. |
4616..(20, 21.) En attendant, nous demeurons, quant aux choses à venir, dans une obscurité qui serait complète, si la prophétie n’éclairait nos ténèbres. Et comme cet avenir nous concerne, non moins que Jésus-Christ, il est fort naturel, ou plutôt il est nécessaire que la parole qui s’y rapporte occupe nos pensées. Souyenons-nous seulement que les prophéties étant la voix du Saint-Esprit dans la bouche des saints hommes de Dieu, Dieu seul peut en donner une explication certaine. Il le fait de deux manières : ou en les expliquant lui-même dans sa Parole (Dan. 8 : 20-22), ou en amenant leur accomplissement (Matth. 2 : 17). Sans doute que, vers la fin des temps et par ces deux moyens, «la connaissance sera augmentée » (Dan. 12 : 4); toujours est-il qu’en ce qui touche à la gloire future du Christ et de son Eglise, il restera longtemps encore de grandes obscurités dans la foi des fidèles. 11 en fut de même chez ceux qui attendaient le Messie, avant sa manifestation à Israël. Je ne dis pas que le Saint-Esprit ne puisse donner à quelques-uns des vues d’une certaine justesse sur ce sujet difficile ; mais pour arriver à la certitude, il faudrait une Inspira=, tion ET supérieure même à celle des apôtres (Act. 1: is |
4617. (2 : 1-3.) S'il y a eu de saints hommes de Dieu qui, 1 ; poussés par le Saint-Esprit, ont parlé, il y eut aussi de faux pro hètes parmi le peuple, dit Pierre, et vous pouvez vous souvenir de LR qui séduisaient Achab, puis ee antagonistes du pieux Jérémie, pour ne citer que ces deux exemples. Sous la nouvelle alliance également, il y aura de faux docteurs, ainsi que Jésus lui-même lannonça (Matth. 24 : 11, 24); il y en aura non pas seulement dans le monde, qui est le propre domaine de Satan, mais dans le sein de l'Eglise. Ils ne s’y présenteront pas tout ouvertement : ils insinueront peu à peu leurs hérésies; mais, après avoir commencé d’un ton qui conservait les
43% LES FAUX DOGTEURS.
(M pierre 2418) apparéhces dé la fof, il en viendront à combättre l’ünié aprés Pautre” les vérités de PEvañgile et à renier le souverain Seigneur, qui, par lé prix offért pour leurs à âmes, avait droit à plus de fidélité. C’est ainsi qué, se perdant eux-mêmes par ‘léurs érréurs , ils entraîneront une foule dé gens à la perdition. Cen ’est pas tout, le chemin même de là vérité séra décrié à causé d'eux; ’est- dif que bien dés personnes pe auraient embrassé PUB dE" s’en détourneront à la vue dé toutes ces aberrations ; êt puis, en définitive, tout céla aura sa source dans lävaricé. Trafiquér des âmes par avarice, esf un crime, en effet, bien plus commun qu’on ne pense, et la prophétie s’est réalisée ÉRC manière qu’on aurait pu croire impossible. Il fallait non-séulement, pour cela, que le mondé se jétât en masse dans PÉglise, de tellè sorte qu'il y eût intérêt à répandre des erreurs agréables au mondé; mais il fallait encore que l’Eglisé aéquit des richesses où qu’éllé disposat de l’oputence des empires, de manière que le servicé de PEglise deviñt lé éheniin de la fortune. Cela étant arrivé, contré touté apparénce, on à vu et l’on voit encore des hônimes qui, Sans aucune vocation d’en haüt, qui, avec l’incrédulité dans lé cœur, qui, remplis de vices, ne laissent pas d'exercer le ministère de la Parole et d'occuper la chairé des docteurs de l'Eglise. C’est par intérêt qu’ils préchént où enseignent l'Evangile ; quoi d'étonnant dar le falsifiént, s’il le faut, pour éonserver leurs emplois! | | 4618. (4-19.) Or si Dieu n’a épargné, ni les anges qui péchèrent, malgré l'excellence de leur nature primitivé; ni le mondé d'avant le déluge, malgré le nombre immensé des coupables; ni les villes de Sodome et de Gomorrhe , malgré les prières d'Abraham; si, tout en se montrant le sauveur de Noé et de Lot, l’un prédicateur dé la justice auprès des impies, et l’autre AE par sa tristesse l'horreur que lui inspirait le péché, il a sévi contre les rebelles de ces anciens temps et des temps postérieurs; Ceux qui séduisent les âmes et les entraînent à la perdition, ne sauraient échapper non plus à ses jugements. Et comment douter de la justice de cette sentence, après le tableau saisissant que le Saint- Esprit nous trace des faux docteurs ! sens. qui ne songent la plupart du temps qu'à satisfaire leurs goûts ét | fé | Re sensuels ; qui se soulèvent contre l'autorité méme dé Dieu; qui, audacieux et pleins d'eux-mêmes, ne respectent quoi que | cesoit et tranchént avec une souveraine hauteur les questions les plus ardues. Si parfois ils prophétisent juste, c’est comme Balaam, dont ils perpétuent J’horrible péché; mais ce sont d’ailleurs des fontaines à à
LES FAUX, DOCTEURS ET LES IMPIES. 435 (XX Pierre 2: .20- 22. 8: 1-7. )
sec, des nuées que le. vent chasse sans qu ’elles donnent de pluie : il n'y; a rien dans leur doctrine qui fourne à Védification réelle du corps de Christ. Bien qu ’ils se vantent de leurs, lumières, ils ne répandent sur les âmes qu’une clarté blafarde, et l’obscurité des ténèbres leur est réservée pour éternité, Funes tes pour tout le monde, leurs enseignements le sont surtout pour les nouveaux convertis. Ceux- €, après s'être retirés d’avec les personnes qui vivent dans l’ égarement, ne se laissent que tr op souvent amorcer par la parole insinuante des faux docteurs; échappés au joug du péché ou à la servitude de la loi, ils éprouvent un vif besoin de liberté, et ils se jettent vers ceux qui la leur promettent; mais, à la suite des faux docteurs, c’est la liberté du vieil homme qu’on retrouve, c’est-à-dire l’esclavage et la destruction de l’homme nouveau.
4619. (20-22.) Les faux docteurs ne sont pas toujours tout.ce que J'apôtre vient de dire; mais l'erreur en matière de foi, quand. elle est grave, aboutit consiamment au même résultat, savoir à une immoralité plus ou moins évidente. Puis, ce qui est assez généralement vrai,
c’est que les plus dangereuses DE Vidies se. sont propagées par des hommes qui avaient pu sembler réellement convertis. Ils avaient la connaissance de Jésus-Christ, comme Seigneur et comme Sauveur; ils s'étaient retirés des souillures du monde, vivant dans une apparente sainteté; ils connaissaient donc le chemin de la justice, et ils se sont détournés du saint commandement quileur avait été transmis, L'erreur n’est pas chez eux le fruit de ignorance ; c’est une véritable apostasie, telle. que nous l’avons vue décrite dans l'épitre aux Hébreux. (6: 4-8). La manière dont le Saint-Esprit termine l’avertissement qu'il nous donne de nouveau sur ce crime, est bien propre à nous.en inspirer une profonde horreur (Proy. 26 : SE
CCCXLI. — Les impies; la fin du monde; le jour du Seigneur; in- -:spiration des Écritures; l’antinomianisme; l'accroissement dans la - grâce.