‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 238 sur 286 · LA SCIENCE DU CHRÉTIEN · texte numérisé non relu

LA SCIENCE DU CHRÉTIEN

(E Jean & : 14-18; 19, 20.) que les fidèles font des secours, des consolations, des lumières de la foi, celle-ci devient pour eux une sorte d’infuition : possédant le témoignage de Dieu en eux-mêmes, ils ne pourraient pas plus douter de la puissance du Saint-Esprit et de l’efficace du sang de Jésus, qu’ils ne doutent de leur misère, ou de la lumière du soleil, pour passer à un autre ordre d’idées. Puis, effet de la foi étant de nous unir à Jésus-Christ, nous avons en lui la vie éternelle, non comme un salaire, mais comme un don (Rom. 6 : 23). Enfin, ces grandes choses sont écrites en faveur de ceux qui croient, afin qu’ils sachent qu'ils ont la vie éternelle et qu’ils croissent dans la foi au Fils de Dieu. La vie éternelle leur appartient dès à présent, et il faut qu'ils le sachent : c’est en cela que consiste essentiellement l'assurance de la for.

4667. (14-18.) Un des plus grands priviléges de celui qui croit, c’est la certitude que ses prières sont écoutées de Dieu (Jean 46 : 23). Le monde n’admet pas l’efficacité de la prière parce qu’il ne prie pas, ou qu’il prie mal; mais nous, disciples et rachetés de Jésus, nous savons que nos prières sont exaucées et que la fidélité de Dieu égale sa puissance : nous le savons, parce que nous lavons expérimenté. Le chrétien peut donc , avec confiance, prier pour un frère qui est tombé dans quelque péché, et en exaucement de ses prières, le Seigneur rendra la vie à ce pauvre frère (Luc 45 : 32). Il est toutefois un péché qui va à la mort et pour lequel 1l serait inutile de prier. C’est, sans doute, celui que notre Seigneur appelait le blasphème contre le Saint-Esprit, celui que Paul et Pierre ont décrit plus au long, celui d’un homme qui, après avoir connu et confessé le Seigneur, lèverait l’étendard de l’Antichrist (Matth. 12 : 31 ; Héb. 6 : 4-8; 10 : 26, 27; 2 Pierre 2 : 20-292). Ce péché-là conduit à la mort, d’une manière irrémissible, et tel doit être notre respect pour les saints décrets du Seigneur, que nous ne devons pas prier pour que ce péché soit pardonné à ceux qui peuvent lavoir commis. L’apôtre rappelle, là-dessus, que celui qui est engendré de Dieu ne pèche point; ce qui veut dire, comme plus haut, qu’il ne vit plus dans la pratique du péché et que, par conséquent, il ne saurait commettre le péché irrémissible. Il est gardé par sa très sainte foi (4 Pierre 1 : 5) et, dans ce sens, il se garde lui-même. Puis le diable a beau rôder autour de lui (4 Pierre 5 : 8), il ne peut le toucher; c’est-à-dire qu'il ne peut le tuer, car l’attouchement du diable est mortel. Voilà ce que nous savons, dit lapôtre.

4668. (19, 20.) Ce que nous savons encore, nous qui croyons, c’est que nous sommes de Dieu ; nous lui appartenons, sa vie se développe

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