‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 252 sur 286 · LES SCEAUX · texte numérisé non relu

LES SCEAUX

(Apocalypse 2. 3. 4: 1.)

4717. (2, 3.) L’étude des sept épîtres étant ainsi épuisée, je dois à mes lecteurs de leur faire part d’une opinion que je ne saurais rejeter entièrement. On pense qu’outre leur application directe aux sept Eglises nommées ; outre leur application indirecte à l'Eglise universelle comme instruction et comme source d’encouragement et de consolation, les sept épîtres ont un sens prophétique consistant en ce que les destinées de l'Eglise, dans ses diverses phases, depuis Jean jusqu’à la fin du monde actuel, y seraient représentées symboliquement et dans leur suite historique. A l’appui de cette manière de voir, on fait remarquer que le Seigneur a choisi sept Eglises dont les noms et l’état moral se prêtaient admirablement à ce but. Ephèse {mot qui veut dire désir), l'Eglise du premier zèle, représenterait l'Eglise des temps apostoliques; Smyrne (amertume), représenterait PEglise persécutée dans le deuxième et le troisième siècle; Pergame (élévation), Eglise acceptée par le monde, reconnue, protégée, dominante; Thyatire (consommation des victimes), l'Eglise retournant aux pratiques idolâtres; Sardes (résidu), l'Eglise reconquérant la vérité, dans une petite partie de ses membres au seizième siècle ; Philadelphie (amour des frères), l'Eglise vivifiée par la foi et la charité; Laodicée enfin (/e Jugement du peuple) serait l'Eglise des derniers temps, temps encore à venir. On voit, par cette esquisse, que l'Eglise aurait actuellement atteint la période Philadelphie ; mais, hélas! malgré les efforts qui se font de nos jours entre les chrétiens évangéliques afin de manifester l'union des fidèles et de la resserrer, avouons que, pour le plus, nous serions au point de départ de cette heureuse période.

CCCXLVIIL. — Les sceaux.

4718. (4:1.) Après avoir entendu et peut-être écrit les exhortations que le Seigneur voulait adresser aux sept Eglises, Jean leva les yeux etil vit comme une ouverture qui se serait faite dans le ciel. Ce magnifique rideau d'azur qui semble nous dire qu’au delà est la vraie lumière, se déchira, pour ainsi dire, et une voix, la voix même du Seigneur (4 : 10), dit à Jean de monter dans le temple céleste, afin d’y voir les choses qui devaient arriver après. Non pas, comme quelques-uns le pensent, après que le Seigneur aura fait asseoir sur son trône tous ses rachetés, mais après le siècle apostolique qui se terminait alors et auquel appartenait essentiellement le contenu des sept

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