LES ÉLUS DANS LE CIEL
(Apocalypse € : 13-17.) apôtre et lui réjouir le cœur! Il y voyait la confirmation de sa foi et de la doctrine qu’il avait toujours prêchée. Nous-mêmes / si nous mettons en Jésus-Christ toute notre espérance, nous lisons ici lattestation la plus forte que cette espérance ne sera pas trompée. Ce n’est pas tout. À supposer que, dans la contemplation du livre scellé, Jean eùt pu oublier la grande vision qui en avait précédé louverture et qui était pourtant toujours sous ses yeux, én esprit, avec quel intérêt son attention ne dut-elle pas s’y reporter, lorsqu'il vit les anges qui entouraient le trône , et les anciens et les êtres vivants, tomber sur leur face devant le Seigneur et qu’il entendit sortir de leur bouche ce nouveau cantique : « Amen. La bénédiction, et la gloire, et la sagesse, et l’action de grâces, et l'honneur, et la puissance, et la force à notre Dieu, aux siècles des siècles, amen! » Encore sept paroles d’adoration, comme ci-dessus (5 : 12) ; mais, tandis que, la précédente fois, l’adoration s’adressait à l’Agneau, pour la gloire de Dieu, cette fois elle va directement à celui qui est devenu notre Dieu par Jésus-Christ. ;
4740. (13-17.) On s’étonne que Jean n’ait pas compris tout de suite qui étaient ces personnages revêtus de longues robes blanches. Il se peut que, dans son humilité, il se soit refusé à croire qu'ils eussent été jadis de pauvres pécheurs tels que lui. Mais sa réponse à celui des vingt-quatre anciens qui lui adressa la parole, n’exprimerait-elle pas simplement le désir de s’entendre dire ce que son cœur et sa foi devinaient? Ils viennent de la grande tribulation, lui dit l’ancien. Ce sont donc des êtres qui ont vécu sur la terre, où la souffrance est le lot de tout homme, et la persécution si souvent celui des fidèles. Leurs robes sont blanches; mais c’est uniquement parce qu’ils les ont lavées avec le sang de l’Agneau, eux, pauvres pécheurs reçus par grâce dans l’assemblée des justes , en vertu de lexpiation de Jésus-Christ. Maintenant adorateurs de Dieu pour l'éternité, les voilà devant son trône, à l’abri des vicissitudes de la vie et jouissant d’un bonheur sans mélange, parce que l’Agneau les paît (non avec une verge de fer, comme les nations), et qu’il les guide vers les sources vivantes des eaux. Ils sont donc hors de la vallée des misères et Dieu lui-même s’est chargé d’essuyer leurs larmes! — Que mes lecteurs rapprochent ceci de la fin du chapitre précédent et qu’ils choisissent! Ou plutôt, j'espère . que leur choix est fait, et que la grâce de Dieu ne leur a pas été an-
LES QUATRE PREMIÈRES TROMPETTES. 501 (Apocalypse 8 : 1,2-5; 6-12.)