LES SCEAUX
(Apocalypse 6 : 12-17.)
dans tous les temps : conquêtes, discordes civiles, famines et mortalité ; les deux suivants se rapporteraient à la cinquième monarchie de Daniel, au royaume des cieux, ou, pour le dire autrement, aux destinées de l'Eglise dans le monde. Le cinquième sceau nous la montre souffrante et persécutée, comme la été son chef; dans le sixième, nous voyons celui-ci se préparant à exercer la justice sur les ennemis de son peuple, le grand événement de ce sceau étant une réponse évidente aux plaintes des martyrs (10). De cette manière, la prophétie devient une lumière et une consolation pour tous les temps.
4736. Lors donc que nous entendons parler de guerres et de bruits de guerre; que les hommes semblent vouloir tous s’égorger; que des saisons malheureuses menacent de détruire notre subsistance jusque dans les entrailles de la terre, et que, de diverses manières, l’ange destructeur frappe autour de nous, n’en soyons point étonnés : toutes ces choses se sont déjà vues, elles ont été annoncées par la Parole de Dieu et ce n’est en somme que le juste châtiment des crimes du genre humain. Au milieu de ce déluge de misères, notre devoir est de rendre un témoignage toujours plus franc, plus ferme et plus fidèle au Seigneur notre Dieu. Dans les premiers temps, les païens imputaient tous leurs maux aux adorateurs de Jésus, et c'était fréquemment le prétexte des persécutions. S'il n’en est pas de même aujourd’hui, nous savons cependant que le moindre prétexte suffit au monde pour assouvir, sur les disciples, la haine qu’il porte au Maître. Vous donc qui avez quelque chose à souffrir pour votre foi, voyez ces âmes recueillies par le Seigneur sous l’autel de son saint temple; voyez ces martyrs revêtus de longues robes blanches. Le Seigneur leur a tenu parole (Luc 18 : 7); il en usera de même à votre égard et à l’égard de tous ceux qui auront encore à souffrir pour sa cause. Car c’est une observation qu’il ne faut pas négliger. Si les martyrs que Jean vit prophétiquement recueillis dan s leur repos, sont les martyrs de la primitive Eglise, il est dit qu'ils devaient être là, « jusqu’à ce que fussent accomplis leurs compagnons d’esclavage et leurs frères, qui allaient être mis à mort comme eux. » En conséquence, la persécution du peuple de Dieu devait continuer, même après la grande révolution prophétisée par la vision du sixième sceau.
A73T. Celle-ci, entendue dans le sens large que je lui ai donné et qui n’exclut | pas l'application qu’on en fait à Constantin, nous transporte par Ja F “is au grand jour de la colère de l’Agneau. La colère
LE
LES ÉLUS DANS LE CIEL. 499 (Apocalypse % : 1-9; 9-19.) de l’Agneau! Quelle rencontre de mots! Quelle impossibilité! car vit-on jamais un agneau se mettre en colère, et se pourrait-il que notre miséricordieux Rédempteur se montrât jamais irrité? Eh! oui, même durant les jours de sa chair, quand il fut sur. Ja terre , victime douce , patiente et inoffensive, il PAPE sa sainte colère aux méchants (Marc 8 : 5; Jean 2 : 15); et, après leur en avoir lui-même prédit pour Ha Pexplosion (Luc 19 : 27), il la leur a fait annoncer par ses apôtres (2 Thess. 1 : 6-10). La colère de lAgneau! Si un homme violent et irrascible se met en colère, on se range et on laisse passer son emportement; mais qu’un homme doux et calme se montre irrité, qu'il menace, qu’il s’apprête sérieusement à punir, on comprend que le coup va être aussi terrible qu’inévitable. Tel sera Jésus, au jour de sa venue, pour ceux qui n’auront pas voulu qu’il régnât sur eux. | 4738. (7 : 1-9). Mais voici un autre tableau. C’est celui du bonheur des élus. Mêlés ici-bas avec les impies, comme le bon grain avec livraie, ils se ressentent des maux communs à tous les hommes, et cela sans injustice, tant il demeure encore de péché dans leur cœur et dans leur vie. Mais, sans compter que Dieu les ménage fort souvent au milieu des calamités publiques et qu’il les y soutient par ses consolations, ils seront décidément traités d’une tout autre manière que le monde, lorsque le grand jour de la colère sera venu. Ces 144,000 scellés des douze tribus d'Israël ne me paraissent pas désigner nécessairement des Juifs en tant que Juifs ; mais le peuple juif ayant été, pour un temps, le peuple élu, il est facile de s’expliquer comment, dans une prophétie symbolique, l’Israël type est là pour marquer la place du véritable Israël. Douze mille de chaque tribu ! hélas! notre Seigneur l’a dit : Il y en a beaucoup d’appelés, et peu d’élus. Cela n'empêche pas que lorsque les rachetés de toutes nations et tribus, et peuples et langues, seront réunis devant le trône et devant l’Agneau, cela ne forme une grande foule que personne ne pourra compter. 4739. (9-19). Ils sont tous revêtus de longues robes blanches, comme les martyrs du cinquième sceau, et ils tiennent en leurs mains des palmes, symboles de la victoire. Ce sont donc ceux auxquels le Seigneur faisait de si magnifiques promesses à la fin des sept épîtres. Ainsi, nous avons là des triomphateurs ; mais ils sont loin de s’attribuer l’honneur de la victoire, car ils crient à grande voix : « Le salut est par notre Dieu, qui est assis sur le trône et par l’Agneau. » Combien ce cantique dut frapper agréablement les oreilles du vieil