‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 260 sur 286 · INVASION DES BARBARES · texte numérisé non relu

INVASION DES BARBARES

(Apocalypse 8 : 6-12.)

même observation que sur les quatre premiers sceaux. Les événements qu’elles signalent doivent avoir entre eux de grands rapports, ce qu’indique la forme même de la prophétie. Nous y voyons successivement frappés, la terre, la mer, les fleuves et les astres. Cependant, ce n’est, dans tous les cas, qu’une destruction partielle, en sorte qu’il ne peut être ici question du dernier jugement. Ces fléaux seraient-ils donc les mêmes que ceux qui étaient figurés par les quatre cavaliers des quatre premiers sceaux ? On ne le pense pas; mais voici, sommairement, ce que l’histoire nous raconte.

4744. Vers la fin du siècle même qu’illustra Constantin, les peuples barbares du nord de l’Europe et de l’Asie commencèrent leurs terribles irruptions vers le sud. A cette époque, l'empire romain faisait tout entier profession de l'Evangile , mais c’était une profession généralement démentie par les œuvres ; lé christianisme , des meilleurs même, se mélangeait d'idées et de pratiques juives et païennes; et, bien que sous Constantin l'Eglise eût proclamé la divinité de Jésus- Christ contre les ariens, sectaires qui la rejetaient, l’erreur demeurait dans beaucoup d’esprits et se prêchait ouvertement chez l’un de ces peuples envahisseurs dont je viens de parler et qu’on appelait les Goths. Ceux-ci d’abord, puis les Vandales, les Huns et les Hérules, furent chargés par le Seigneur de châtier les péchés de ceux qui se nommaient orthodoxes. Ce fut comme serait une grêle, mêlée de feu et de sang, qui abimerait tout; comme un volcan en pleine éruption, qui couvrirait la mer entière de sa lave brûlante; comme une étoile, qui, touchant la terre, en dessécherait immédiatement les fleuves et les sources. Ces images sont colossales, mais elles ne létaient pas trop pour prophétiser les dévastations de l’empire romain par les barbares ; surtout, si l’on ajoute au sang versé durant un siècle, aux flottes détruites, aux villes saccagées, l’influence funeste que ces invasions exercèrent sur les institutions politiques et religieuses du monde prétendu chrétien.

4745. Les barbares renoncèrent bientôt à leurs faux dieux ; mais ce qui semblait un gain pour l’Eglise faillit la renverser de fond en comble. D’un côté, les nouveaux venus embrassèrent généralement Parianisme ; d’un autre côté, pour leur complaire, les conducteurs de l'Eglise introduisirent toujours plus de coutumes païennes au sein de la chrétienté. L’invocation des saints, le culte des images et des reliques, une foule de superstitions rendirent amères et mortelles les eaux du sanctuaire. Alors commença ce qu’on appelle, en histoire, le

LA CINQUIÈME ET LA SIXIÈME TROMPETTE. ° 503 (Apocalypse 8 : 13. 9 : 1-19.)

moyen âge, temps de ténèbres aussi épaisses que si le soleil, la lune et les étoiles perdaient le tiers de leur clarté. Au moment de l’invasion des barbares, on distinguait dans l’empire romain, l’empire d'Occident, ayant Rome pour capitale, et l’empire d’Orient, dont la capitale était Constantinople. Ce fut l'empire d'Occident en particulier que les barbares occupèrent. Là surtout se formait insensiblement un pouvoir antiévangélique d’autant plus dangereux qu’il s’exerçait au nom de Jésus-Christ. C'était le pouvoir de l’évêque de Rome ; car, à cette époque, il n’y avait plus, comme au temps des apôtres, plusieurs évêques dans une Eglise (Philip. 4 : 4). On voyait au contraire plusieurs Eglises sous un seul évêque, et celui de Rome aspirait même à devenir l’évêque des évêques. Or, aussi longtemps qu’il y eut un empereur à Rome, le pasteur de cette Eglise ne pouvait naturellement occuper que la seconde place; mais l’an 476, Odoacre, roi des Hérules, renversa l’empire d'Occident, ou en éteignit le soleil, et, dès ce jour, il n’y eut plus d’empereur dans l’antique ville des Césars. Celui qui faisait obstacle fut ôté du milieu (2 Thess. 2 : 7). Voilà donc ce qui me paraît avoir réalisé les catastrophes symboliques des quatre premières trompettes; savoir les invasions des barbares, et à la fois leurs résultats religieux et politiques, selon l’oracle de Daniel [2447]. 4746. (13.) Comme lapôtre en était là de sa redoutable vision, et au milieu de l’obscurité qui, par l’affaiblissement de la clarté du soleil et des astres, régnait autour de lui, ses regards furent attirés sur un nouveau signe dans le milieu du ciel. C'était un ange qui traversait Pespace en criant : « Malheur, malheur, malheur à ceux qui habitent sur la terre (la terre prophétique) , à cause des autres voix de la trompette des trois anges qui vont sonner de la trompette ! » Qu'est-ce donc qu’il pouvait y avoir de plus terrible que les maux annoncés par

les quatre premières trompettes? C’est ce qui va nous être dit. 4747. (9 : 1-19.) La plupart des interprètes à moi connus s’accordent sur ce point, que les malheurs annoncés aux sons guerriers de la cinquième et de la sixième trompette, devaient concerner l’empire romain d'Orient, après la ruine de l’empire d'Occident; puis, ils estiment que la cinquième prophétisait les Arabes ou Sarrasins, et la sixième les Turcs ; par conséquent, l’une et l’autre le mahométisme. Au commencement du septième siècle, parut Mahomet, comme une étoile qui tomberait du ciel sur la terre. Il semblaït ayoir en main la puissance de l’enfer , et, des contrées d’où viennent les sauterelles, PArabie, les notes du faux prophète étendirent leur domination

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