‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 261 sur 286 · LES SARRASINS ET LES TURCS · texte numérisé non relu

LES SARRASINS ET LES TURCS

(Apocalypse 9 :13-19.)

sur la portion de l'Asie et de Afrique appartenant à l’empire romain, jusqu’en Espagne. Les premières guerres de l’islamisme durèrent de l’an 612 à l’an 762, époque où les califes se fixèrent à Bagdad , et ce sont, pense-t-on, ces 150 années que la prophétie annoncerait sous l'expression symbolique de cinq mois, soit 150 jours. Quant au sens qu'il faut assigner à la description emblématique des armées musulmanes, peut-être certains commentateurs y attachent-ils trop d’importance. L'ensemble est frappant de vérité. Les mahométans marchèrent à la conquête du monde comme une nuée de sauterelles qui fond sur une contrée pour la ravager, et pourtant, il s’en faut qu'ils aient fait une œuvre de destruction semblable à celle des barbares des premières trompettes. Ils ramenèrent plutôt une certaine civilisation au milieu de la barbarie. Cependant il fallait abjurer Jésus-Christ ou payer le tribut, et tous ceux qui n’avaient pas été scellés par le Saint-Esprit pour le jour de la rédemption, abjurèrent misérablement. Ainsi disparurent maintes Eglises fondées jadis par les apôtres, selon la prophétie dont l’une d'elles avait été particulièrement le sujet (2 : 5). Le vrai roi des sauterelles était donc en réalité. cs à de labîme, le destructeur, ou Satan. À. HR

4748. (13-19.) Cependant, l'empire d'Orient subsistait encore, bien | qu'infiniment diminué, puisque l'Asie et l’Afrique lui avaient été enlevées par les Sarrasins. Ceux-c1, dont les possessions furent divisées en quatre sultanies, semblaient comme liés sur les bords de l'Euphrate, et plus de six cents ans s’écoulèrent pendant lesquels, souvent attaqués et battus par les soi-disant chrétiens d'Europe, ils ne songèrent pas à étendre leurs conquêtes. Mais bientôt les Turcs, peuple tartare vénu du centre de l’Asie, s’asservissent les Sarrasins; ils partent de Bagdad lan 1057, avec leurs innombrables armées de cavalerie, traversent l'Asie Mineure, passent l’Hellespont, assiégent Constantinople, et, employant avec un succès prodigieux la poudre à canon, ils s'emparent du siége de l’empire, le 29 mai 1453. On a calculé que ce dut être 396 ans et quatre mois après leur départ de Bagdad, et l’on estime que c’est ainsi qu’il faut entendre l’heure, le jour, le mois et l’année du verset 45 : un an faisant 365 jours ou 365 ans; un mois, 30 ans; un jour, un an, et une heure, 4 mois. Mais cela peut signifier aussi d’une manière générale un événement décisif dont on peut fixer la date précise, comme est la prise d’une capitale. Ce qu’il y a de sùr, dans tous les cas, c’est que le rouge, le hleu et le jaune (17) sont encore à présent les couleurs sacrées des Turcs. La prise de Constan-

ENDURCISSEMENT. LE PETIT LIVRE. 905 (Apocalypse 9 : 20,21. 10 : 1-7.)

tinople mit fin à l'empire d'Orient, et voici quatre siècles que les Turcs possèdent les belles et illustres contrées d’où Alexandre le Grand était parti jadis pour faire la conquête de l’Asié et où avaient fleuri les Eglises de Thessalonique et de Philippes, si chères à l’apôtre Paul et encore plus au Seigneur, Le monde chrétien tout entier putse croire à deux doigts de sa ruine; mais le Seigneur se souvint de ses compassions, et ilne fut permis aux Turcs de tuer que la troisième partie des hommes; c’est-à-dire que la chrétienté ne fut pas anéantie. Elle le fut si peu, que, moins d’un siècle après, la lumière de l'Evangile y reparut presque aussi brillante que dans les premiers temps. Mais n’anticipons pas.

4749. (20, 21.) « Le reste des hommes qui ne furent pas tués par ces plaies; » c’est-à-dire les soi-disant chrétiens de Grèce, d'Italie, d’Espagne, d'Angleterre, de France, de Suisse, d'Allemagne, « ne se convertirent pas de l’œuvre de leurs mains. » Entre leurs mains, la religion si pure, si sainte, si spirituelle, si bienfaisante des apôtres de

= Jésus-Christ et des premiers disciples, était devenue un tissu d’absurdités, de mensonges et de superstitions, qui avaient donné le jour à. ones sortes de débordements et de crimes. « Ils adoraient les démons, » ou, selon le sens du mot grec, des demi-dieux, tels que les anges, les saints, la vierge Marie, « et des idoles d’or, et d’argent, et .… d’airain, et de pierre, et de bois, qui ne peuvent ni voir, ni entendre, ni marcher. Et ils ne se convertirent point de leurs meurtres, ni de leurs enchantements, ni de leur fornication, ni de leurs vols. » On aurait -pu croire que le fléau turc et la menace constante du cimeterre effrayeraient à salut le monde chrétien, mais jamais au contraire il n’avait montré me de corruption et tant d’impiété.

4750. (40 : 1-7.) Le chapitre 10, et le suivant jusqu’au verset 14, renferment une vision qui se rattache à la sixième trompette, bien que la suite des événements qui y figurent puisse avoir commencé au son des trompettes précédentes, comme je le crois. C'était déjà un ange puissant qui avait demandé l'ouverture des sceaux (5 : 2); mais celui-ci en est un autre. Si vous considérez, non-seulement d’où Jean le vit venir, mais quel était son vêtement, ce qu’il avait pour couronne, ce qui nous est dit de sa face et de ses pieds, non moins que l’autorité qu'il paraissait exercer sur la mer et sur la terre, vous penserez peut-être avec moi que nous avons encore ici une révélation du Seigneur Jésus. Il tenait en sa main un petit livre ouvert; il cria d’une grande voix semblable au rugissement du lion; et, quand il cria, il y

506 LES FUTURISTES.

(Apocalypse 10: 1-7.)

eut un bruit comme celui que feraient sept tonnerres. Au milieu de ce fracas, l’apôtre entendit une prophétie, qu’il allait écrire, lorsqu'il lui fut défendu de le faire. Quelques interprètes se sont demandé quelle put être cette prophétie et pourquoi elle ne dut être connue que de Jean. Là-dessus, ils se sont permis diverses conjectures et ils ont donné carrière à leur imagination. Maïs n’est-ce pas le cas ou jamais de se rappeler ce qui est dit au Deutéronome : « Les choses cachées appartiennent à l'Eternel? » (Deut. 29 : 29.) Tout est obscur dans cette portion de l’Apocalypse, et d’une obscurité volontaire. Ce n’est pas, comme ailleurs, parce que les symboles et les emblèmes peuvent donner lieu à des interprétations diverses: mais, outre les tonnerres qui profèrent des voix et la défense décrite ce que les voix ont dit, remarquez cet ange puissant qui lève la main vers le ciel, pour jurer par l’Eternel, créateur de toutes choses, que «le temps » le temps de quoi? « ne sera pas encore » (vraie traduction), et que be mystère de Dieu, mais quel mystère ? ne sera accompli que sous la septième trompette ! Cependant, ce que je vois ici, avec tous les come … mentateurs, c’est qu’on ne saurait attendre ce qu’on appelle la findu monde, avant que la septième trompette ait sonné (1 Cor. 415 : 52). Observation nécessaire, car, dans les siècles passés et même de nos jours, bien des éhrétiene en voyant les calamités de leur époque, ont cru mal à propos que la fin de toutes choses arrivait. La proximité des objets les grossit; les événements contemporains nous semblent n’avoir jamais eu leurs pareils, et c’est ainsi qu’on se laisse facilement troubler (Matth. 24 : 6). Mais non; la septième trompette n’a pas encore sonné, et nous sommes toujours dans les temps de la sixième. Quelques-uns, je le sais, sont d’une autre opinion ; or, en vérité, tant que Constantinople sera occupée par les musulmans, pourra-t-on dire que le second malheur, le malheur turc, est passé? (44 : 14.)

4751. Il est d’autre part des chrétiens qui estiment que non-seulement la septième trompette, mais aucune des trompettes n’a encore .

fait entendre sa voix, Ils vont même jusqu’à penser que tous les évé-

nements prédits dans Le livre scellé, et les cavaliers, et les âmes des martyrs, et la grande révolution du sixième sceau, que tout cela, dis-je, non moins que les trompettes, est encore à venir. Pour abréger,-on appelle ces interprètes les futuristes. On pourrait aussi les désigner sous le nom de liftéralistes, parce qu'ils s’efforcent d'interpréter lApocalypse comme si Jean avait vu les choses en réalité et non «en esprit, » méconnaissant ainsi le caractère emblématique et hiérogly:

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