D12 GUERRE DANS LE CIEL
(Apocalypse 12:11;12-17.)
spectacle extraordinaire, bien propre à l’encourager, ainsi que nous. C'était une guerre dans le ciel. Le lieu de la scène ne saurait être autre chose que celui où lapôtre avait vu la femme (3), savoir le ciel de la terre prophétique, ou les principes politiques et religieux qui devaient régir l'empire romain. Ces principes mêmes se trouvent représentés par les deux armées belligérantes : d’une part, l’rchange Michel et ses anges (Jude 9; Dan. 42: 4); d’autre part, Satan et ses anges. Or, voici une bonne nouvelle : Satan ne sera pas toujours le plus fort. Non-seulement il doit se voir, un jour, définitivement vaincu par le Seigneur; mais encore la vérité aura ses triomphes sur la terre. C’est ce que l’histoire de l'Eglise nous montre à diverses époques. Comme ces victoires eurent toujours pour effet d’affermir la foi et de diriger les regards sur la victoire finale, il arriva souvent aux fidèles de s’écrier avant le temps, mais non sans quelque raison : «Maintenant est venu le salut, et la puissance et le royaume de notre Dieu et l’autorité de son Christ, parce que l’accusateur de nos frères, qui les accusait jour et nuit devant notre Dieu, a été précipité » (Dan. 7 : 13, 14).
4762. (11.) Et remarquez, je vous prie, à qui revient tout l'honneur de ces victoires : non aux grands docteurs, à cause de leur science; mais aux fidèles, à cause du sang de l’Agneau et à cause de la parole de leur témoignage, et parce qu'ils n’ont pas craint la mort; done, aux docteurs aussi, mais à cause de leur foi. Chercher la purification de ses péchés dans le sang de Jésus-Christ, et nulle part ailleurs ; confesser franchement devant les hommes les saintes doctrines du salut; le faire sans s'inquiéter des moqueries et des menaces, des supplices mêmes, s’il le faut : voilà comment on s’enrôle sous la bannière de Michel et de ses anges, et comment on PAPE à [POLAres des victoires signalées contre Satan. L
4763. (42-17.) C’est pourquoi, ceux qui, par la foi, sont : citoyens du ciel, ont à se réjouir, quoi qu'il arrive; mais quant à ceux qui, bien que professant l'Evangile, ne tonriaits leurs pensées que vers les choses de la terre, le Saint-Esprit leur fait encore entendre ce terrible mot : Malheur! En effet, l’odieux dragon, le calomniateur des enfants de Dieu (10), celui qui ose même les accuser devant l’Eternel (Job À), ne se tiendra pas pour battu qu’il n’ait été détruit. Les défaites l’irritent. Il renouvelle ses attaques avec d'autant plus de rage que son temps est limité, et il le sait, Il ne cesse donc de se dresser contre la femme; mais, pendant toute la durée de l'épreuve, celle-ci a son refuge assuré, et le Seigneur l’y porte comme sur des
è LE DRAGON. b13 (Apocalypse 12 : 12-17.)
ailes d’aigle (Exode 19 : 4). C'est-à-dire que Satan peut l’opprimer, non l’écraser. Il voudrait qu’elle prît ses poisons; mais elle est nourrie dans le désert par Celui qui l'y tient cachée. Que sont, en attendant, -ces eaux qui sortent par torrent de la bouche du dragon, qu'il jette après la femme pour l’engloutir, et que la terre absorbe? Sur ce point, comme sur tant d’autres, on a voulu préciser, et chacun l’a fait à sa manière. Pour moi, je continue de m’en tenir à une interprétation générale. Je vois dans ces eaux, ce déluge d’erreurs qui, de siècle en siècle, a couvert la terre, par la puissance de Satan; erreurs qui menacèrent cent fois de faire disparaître la vérité. Mais l'Eglise, la vraie Eglise, est toujours merveilleusement préservée : le monde seul se laisse entrainer. Il adopte l'erreur. De cette manière, il labsorbe; car c’est par cela même qu'il avertit l'Eglise du danger. Enfin, quand, par diverses raisons, Satan ne peut attaquer l’Eglise dans son ensemble, ne croyez pas qu’il se tienne en repos. Il ne dédaigne pas les petits profits, si j’ose me servir de cette expression familière. Partout où se trouve quelque ème vraiment désireuse de faire la volanté de Dieu et de rendre témoignage à Jésus-Christ, soyez sûr, comme le dit Pierre, que « Satan est à comme un lion rugissant, cherchant quelqu'un à engloutir » (4 Pièrre 6°: 8):
4764. Si je n’écoutais que mon inclination, je m’en tiendrais à l'exposition que je viens de faire de ce chapitre, parce que je la crois plus vraie, dans sa généralité, que les interprétations spéciales que j'en ai lues, et par le motif d’ailleurs que cette manière de l’entendre suffit pleinement à l'édification. Je dois cependant ajouter, comme je l'ai fait à Poccasion des deux témoins [4753], que la vision de la femme et du dragon paraît devoir occuper dans l’histoire une place déterminée, ce qu'indiquent les 1260 jours du verset 6, et les trois temps et demi du verset 41. Bien plus, ce dernier verset, en reportant forcément notre attention sur la prophétie de Daniel (Dan. 7 : 95), nous interdit absolument de donner pour point de départ à cette période les premiers temps de l'Eglise. Nui doute que, dès l’origine, Satan ne lui ait fait la guerre, comme il attaqua Jésus lui-même à l'entrée de son ministère, après avoir voulu le faire périr parles mains d’Hérode (Matth. 4 et 2); mais la vision n’a pas pour objet la guerre entière de Satan. Elle ne la prend qu’à un moment donné et nous fait en larges traits le tableau de ce qu'elle devait être pendant 1260 ans. Ces 1260 ans sont-ils écoulés? Je réponds ici de la même ma-