PREMIÈRE ÉPITRE AUX CORINTHIENS
CCXCVI. — Données historiques; divisions à Corinthe; la parole de la croix; la vraie sagesse; l'homme naturel et l’homme spirituel;
* Christ, le seul fondement; le temple de Dieu; exhortations paternelles.
3950. (16 : 8.) En rassemblant les renseignements historiques contenus dans cette épitre, on voit que, lorsqu'il l’écrivit, Paul, revenu de Macédoine [3915[, était encore à Ephèse, où il se p'oposait de demeurer jusqu’à Pentecôte et d’où il salue Les Corinthiens au nom des Eglises d’Asie, particulièrement au nom de lEglise qui s’assemblait chez Aquilas et Priscille (19), leurs anciens amis , maintenant établis à Ephèse (Actes 18 : 2, 19). On se trouvait alors, pense-t-on, à lépoque des fêtes de Pâques, ce que l’on conjecture d’une allusion que Paul fait à cette solennité (5 : 7). Timothée venait de partir pour la Macédoine (Actes 19 : 29), avec la mission de pousser jusqu’à Corinthe, nous l’apprenons ici (4 : 17), mais sans qu’il y eût certitude qu’il pût accomplir ce dessein et Paul Pattendait à Ephèse, avant de se transporter lui-même en Macédoine et en Achaïe, où il se proposait de passer l'hiver (16 : 10, 11; 6; Act. 49 : 21). A ce moment aussi, Paul avait près de lui plusieurs frères de Corinthe : Stéphanas, le premier grec d’Achaïe qui eût reçu l'Evangile, Fortunat, Achaïque (17), dont les noms se trouvent seulement ici, et Sosthènes (4 : 1), ce même Sosthènes probablement qui, encore Juif et opposé au Seigneur lorsqu’il fut maltraité par la populace de Corinthe (Actes 18 : 17), avait, dès lors, pris place parmi les frères. C’est par eux sans doute que Paul avait reçu de Corinthe une lettre à laquelle celle-ci est, en grande partie, une réponse (7 : 1), et, par leurs mains, que cette réponse devait atteindre Corinthe (16 : 12). Paul aurait voulu qu’Apollos luimême y accompagnât les frères ; d’où il résulte que ce docteur était, à cette époque, revenu à Ephèse (Actes 18 : 27). L’épiître aurait donc été écrite de cette dernière ville, très peu de temps avant que Paul en partit pour n’y plus revenir (Actes 20 : 1), et lorsque, de retour de son voyage présumé en Macédoine [3915], 1l y avait envoyé Timothée et Eraste, avec invitation à pousser plus loin, s’il était possible.
3951. (4 : 1-3.) Comme dans l’épitre aux Galates, Paul commence
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