‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 38 sur 286 · LE BON DÉPOT · texte numérisé non relu

LE BON DÉPOT

(E 'imothée 6 : 20, 21.)

dépôt que plusieurs voudraient ravir pour le dilapider; 1l s’agit d’en faire la garde avec une jalouse vigilance, comme les sacrificateurs anciens gardaient l’arche sainte. Mais si l’on veut maintenir la saine doctrine dans l’Eglise, et, par l'Eglise, dans le monde, il faut la conserver en soi-même; pour cela se détourner des discours vains et profanes, et des objections d’une science faussement ainsi nommée. Ces discours vains et profanes sont ceux auxquels l’Apôtre a fait allusion plus d’une fois dans cette épiître; et, par une connaissance faussement ainsi nommée, 1l faut entendre la philosophie de certaines gens qui, ayant la vérité dans les Ecritures, vont toutefois la chercher ailleurs ; semblables à un homme qui creuserait péniblement un puits près de sa fontaine, au risque d’en couper la source et de la faire tarir. C’est ainsi que les sectateurs de la science s’écartent de la foi. Pour éviter un tel mal, comme pour accomplir en tout point la Parole de Dieu, que nous faut-il, mes chers lecteurs? Il faut ce que Paul demandait en faveur de son disciple : « Que la grâce soit avec nous. »

3949. Ici se termine la première épitre de Paul à Timothée : nous nous occuperons une autre fois de la seconde, écrite plusieurs années après. En attendant, il est incontestable que nous venons de lire une des plus riches portions de la sainte Ecriture. L'étude en est principalement utile à ceux qui occupent dans l’Eglise quelque charge d’évangéliste, d’ancien ou de diacre; mais il n’est personne qui n’y trouve des directions d’une extrême importance. Puis, bien que la . doctrine du salut n’y soit pas traitée directement, on l’y voit percer à toutes les lignes, et, soit la manière dont elle y est exposée, soit la prophétie remarquable qu’on y lit occasionnellement, tout nous atteste l’inspiration divine sous laquelle Paul écrivait. D’un autre côté, il n’est nulle part plus entièrement lui-même que dans cette lettre intime écrite à son disciple bien-aimé, à son véritable enfant dans la foi. Sous ce dernier rapport, elle offre un intérêt particulier. Quelle sincérité, quelle chaleur de sentiments, quel dévouement à la saine doctrine, quelle simplicité dans les plus grandes choses et quelle élévation dans les moindres détails! En vérité, le Seigneur avait fait à Saul de Tarse des grâces singulières, et quelle douceur n°y a-t-il pas à penser qu'il ne les lui fit pas pour lui seul, mais pour nous aussi, lecteurs de ses écrits inspirés!

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