‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 63 sur 286 · SOUFFRANCES ET CONSOLATIONS · texte numérisé non relu

SOUFFRANCES ET CONSOLATIONS

(EX Corinthiens 8 : 2. 11:9.9:3.%:5.81:923-27. 12: 1-4;7. H : 4-7; 8-14. venir de Corinthe à Troas. Tout cela se passait au printemps; c'était seulement pour l'hiver suivant qu'il avait été question de Nicopolis (Tite 3 : 19). -

4032. L’épitre, complétant les renseignements que nous avons pu recueillir ailleurs sur les Eglises de Macédoine [3791-3805; 38925- 3866], nous fait connaître indirectement qu’elles étaient très pauvres (8 : 2), et que toutefois elles avaient montré une grande libéralité chrétienne, soit envers Paul lorsqu'il était à Corinthe, soit actuellement envers les pauvres de Judée (41 : 9; 8: 3). « Quant à l’amour fraternel, avait dit Paul aux Thessaloniciens, vous n’avez pas besoin qu’on vous en écrive » (1 Thess. 4 : 9). Si donc Paul eut encore beaucoup à souffrir pendant ce voyage, ce ne fut sûrement pas de la part des Eglises (7 : 5); mais il y retrouva la haine particulière que lui portaient les ennemis de l'Evangile, haine qui, depuis sa conversion, lui avait attiré les nombreuses persécutions dont il fait le douloureux tableau (44 : 23-97). C’est d’ailleurs ici que l’'Apôtre parle pour la première fois de la vision dans laquelle, quatorze ans auparavant (42: 1-4), savoir lors de son second voyage à Jérusalem, le Seigneur lui avait directement révélé l'Evangile et les mystères de sa personne et de son règne. Enfin nous avons, dans cette lettre, la confirmation de ce que nous savions déjà sur les infirmités physiques qui étaient pour PApôtre, une cause non-seulement de souffrances, mais encore d’humiliations (7), et qui entravaient si souvent son activité.

4033. (4 : 1-7.) Cette lettre, comme la précédente, s’adresse, non aux seuls fidèles de Corinthe, mais à tous ceux de lAchaïe. Plein de reconnaissance envers Dieu, «le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père des miséricordes, le Dieu de toute consolation, » PApôtre commence par le bénir des consolations qui lui étaient accordées dans ses souffrances, et qui le mettaient à son tour en état de consoler ceux qui se trouvaient en quelque tribulation. S'il souffrait beaucoup à cause de sa foi en Christ, cette inême foi était aussi pour lui la source de grandes joies. Or, soit ses souffrances, soit ses consolations, tout tournait à l’avantage de ses frères, et cette pensée ne faisait pas son moindre bonheur; nouvelle preuve, si nous en avions besoin, de l’ardente charité qui remplissait le cœur de lApôtre. Et comme « la charité espère tout (1 Cor. 43 : 7), » elle le remplissait de la ferme confiance que les Corinthiens, souffrant ainsi que lui, étaient, ainsi que lui, consolés.

4034. (8-14.) Des souffrances de Paul, les plus récentes étaient

LA CHARITÉ DE L’APÔTRE. 119 (XX Corinthiens À : 13-24, 2: 1-13.)

celles qu'il venait d’essuyer à Ephèse. La persécution y avait été d’une extrême violence, ce que pouvait déjà faire conjecturer le récit du livre des Actes. Paul avait vu sa vie sérieusement menacée, et il n’en avait dü la conservation qu’à la puissance de Celui qui, au besoin, fait revivre Les morts. Raison pour Paul de se confier en lui, quoi qu'il arrivât; mais non sans réclamer le concours des prières de ses frères, afin qu'ils pussent aussi se joindre à ses actions de grâces : toujours la charité! Or, qu'ils dussent s’intéresser à lui, c’est ce qui ressortait du ministère qu’il avait rempli au milieu d'eux. La grâce de Dieu, elle seule, sans rien d’humain ni de charnel, avait été tellement avec lui durant son séjour en Achaïe, que les Corinthiens pouvaient hardiment tirer gloire de lavoir eu pour père en la foi, comme il se plaisait à voir en eux le sujet de sa gloire future, au jour de la venue de Jésus-Christ. Encore ici, la charité de l’Apôtre se montre bien grande; car elle lui apprend à couvrir d’un voile ce qui, dans la foi et dans la conduite des Corinthiens, faisait plutôt honte à l’Evangile.

4035. (15-24; 2 : 1-13.) Même observation sur les deux pages que je réunis dans ce paragraphe. En voyant l’Apôtre renoncer au plan de voyage qu'il s'était d’abord prescrit, on avait pu le taxer de légèreté; mais non, C'était par ménagement pour les Corinthiens qu’il avait modifié son itinéraire, et il en prend Dieu à témoin, tant il lui importait qu'on ne se méprit pas sur ses vrais motifs. C’est avec le cœur serré et en versant beaucoup de larmes qu’il leur avait écrit sa précédente lettre; or, pour ne pas se voir obligé de répéter ses reproches de vive voix et avec un surcroît d’indignation, il avait préféré retarder son arrivée. Ses douloureuses préoccupations avaient été telles que, dans une de ces circonstances où le cœur semblerait ne devoir goûter que de la joie, à Troas, dis-je, où le Seigneur lui avait ouvert une grande porte, il n’eut pas de relâche en son esprit, parce qu'il n’y trouva pas les nouvelles que Tite devait lui apporter de Corinthe., Cependant, il savait (par Timothée sans doute), que les choses avaient changé; que l’homme qui avait donné un si grand scandale était rentré dans l’ordre [3968], et Paul exprime son bonheur de pouvoir se joindre à ses frères pour lui tendre la main de la réconciliation.

4036. Tel est en peu de mots le résumé bien sec de ce beau passage de notre épitre. Mais j’en veux extraire quelques lignes, pour les recommander particulièrement à l'attention de mes lecteurs. D’abord, qu'est-ce qui doit préserver un ministre de Jésus-Christ, ou

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