‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 64 sur 286 · LA PRÉDICATION DE L'ÉVANGILE · texte numérisé non relu

LA PRÉDICATION DE L'ÉVANGILE

(XX Corinéions 1: 17-205 21, 22; 24. 2°: 14-17. 8 : 1-11.)

plutôt chaque fidèle, de toute légèreté, de toute fluctuation dans ses desseins, de dire oui, peu après avoir dit non, et non, peu après avoir dit oui? (17-20). C’est sa foi même en Jésus-Christ; en ce Jésus par qui se sont accomplies avec tant de fidélité les promesses de Dieu, et qui est le Oui et l’Amen; c’est-à-dire celui au moyen duquel Dieu s'affirme auprès de nous et atteste son inaltérable véracité.

4037. (21, 22.) Unis au Christ par la foi, les fidèles aussi sont des christs ou des oïints de l'Eternel (Ps. 405 : 15), pensée réjouissante mais bien sérieuse. L’Esprit-Saint qu’ils ont reçu, est en même temps le steau et les arrhes de la grâce qui leur a été faite; le sceau, en ce qu’il les marque comme appartenant à Dieu; les arrhes, par la paix qu’il répand en leur cœur et par la sainteté dont il empreint leur vie.

4038. (24.) Les lettres de l’Apôtre abondent en exhortations à la fermeté, à la fermeté dans la foi, cela s’entend. Or, nous voyons ici que c’est par la foi qu’on demeure ferme dans la foi. Ce n’est point une contradiction ou un cercle vicieux; car cela revient à dire que c’est la grâce de Dieu en Jésus-Christ qui nous fait demeurer fidèles à Jésus-Christ. Lors donc que nous nous sentons faibles, ce sera toujours en regardant du cœur à Jésus que nous retrouverons de la fermeté. - | : |

4039. (2 : 14-17.) Ce que l’Apôtre venait d'exprimer sur les succès de son ministère à Troas, durant le peu de jours qu’il y passa, le conduit à remercier Dieu de ses triomphes ou plutôt du triomphe de Jésus-Christ. Il compare la prédication de sa grâce et les prédicateurs eux-mêmes, à un parfum, parfum vivifiant pour ceux qui croient et se sauvent, parfum mortel pour ceux qui demeurent incrédules et se perdent. Parler des triomphes de l'Evangile, ce n’est donc pas proclamer que tous le reçoivent; au contraire, il y eut toujours beaucoup de gens qu’il irrita, loin de les convertir, et c’est à cause de cela que l’Apôtre s’écrie : « Qui est suffisant pour ces choses? » Il y aurait bien un moyen de plaire au monde, dit-il; ce serait de frelater la Parole de Dieu; mais lui, il la prêchait avec sincérité, de la part de Dieu, en présence de Dieu et dans le Christ, c’est-à-dire en déduisant toute sa doctrine de Jésus-Christ et de Jésus-Christ crucifié (4 Cor. 2 : 2) [3958].

4040. (3 : 1-11.) Que si l’Apôtre se rend un tel témoignage ce n’est pas pour se recommander à l'affection, au respect, à la confiance des Corinthiens, ou autrement, pour constater auprès d’eux la céleste origine de son mandat. Les fruits mêmes de sa prédication étaient

LA LETTRE ET L'ESPRIT. LA QUE 191 | (HE Corinthiens 3 : 19-18. Æ: 1-15.)

une preuve évidente que Dieu avait parlé par sa bouche; car certes, ce n’était pas de son propre fond qu’il avait tiré sa doctrine; ce n’était pas lui non plus qui avait pu la faire agir avec efficace. Toute sa capacité venait de Dieu, qui Pavait mis en état de le servir dans l’institution d’un nouveau testament ou d’une nouvelle alliance, supérieure à l’alliance de Moïse comme l'esprit, à la lettre. Par ce dernier mot, l’Apôtre entend évidemment la loi écrite sur les tables de pierre en Sinaï. Cette loi tue. Le ministère de la loi était un ministère de mort et de condamnation; mais il faut dire aussi que c’était une économie ou un ordre de choses tout à fait transitoire. L'Esprit, au contraire, l'Esprit fait vivre. Le ministère de l'Evangile, qui est celui de PEsprit, est un ministère de vie et de justice; c’est un ordre de choses ou une économie qui n’est pas destinée à se voir remplacer ici-bas par une autre. On ne saurait cependant méconnaître la gloire dont PEternel entoura l’économie de la loi, gloire qui eut pour symbole léclat du visage de Moïse quand il descendit de la sainte montagne; mais, si le ministère de la loi fut glorieux, combien plus ne doit pas l'être celui de la grâce, par laquelle seule l’Esprit est donné.

4041. (42-18.) Loin que ce plus grand éclat de l’économie évangélique la rende moins accessible, il faut reconnaître, au contraire, avec adoration, qu’il la met infiniment plus à notre portée. La gloire de l'Ancien Testament était une gloire voilée; celle du Nouveau Testament est une gloire que les fidèles peuvent contempler à visage découvert. Dans l’économie actuelle, qui est donc celle du Saint-Esprit, ce même Esprit, lequel est Dieu, donne à ceux qui l’ont reçu la pleine liberté de s’approcher du Père. Sans que nous puissions voir Dieu face à face, nous le voyons en Christ comme dans un miroir. Contemplant en Jésus la gloire de Dieu (Jean 4 : 44), espérant par lui la possession de cette gloire et la foi nous y faisant déjà participer, nous sommes transformés à son image de gloire en gloire par PEsprit du Seigneur. Telles sont les magnifiques prérogatives de ceux qui croient. Quant aux Juifs, ils lisent Moïse et ne le comprennent point, parce que c’est en Christ seulement que le voile est levé. Hélas! combien n’y a-t-il pas de soi-disant chrétiens pour qui Moïse est tout aussi -voilé qu’il l'était et qu’il l’est encore pour les Juiis!

4042. (4 : 1-15.) Ayant parlé de l'excellence infinie de son ministère, Paul va nous dire comment il lui était donné de le remplir. Tout revient à ceci : il croyait, et c’est dans la foi qu'il parlait et agissait. Tel était le principe de son inébranlable fermeté, de son

IV à

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