LA DÉCORATION ET LES FROPORTIONS
Ι. — DÉcoRATON.
Nous avons déerit les ornements du comble et des plafonds: ces détails de décoration ne sont pas les seuls que mentionnent les comptes de l’Erechtheion.
! Poliorc, des Grecs, Ed. Wescher, p. 17 : texte traduit par Vitruve (X, xv1). 11 s’agit d’une de ces charpentes mobiles qui servaient à l'attaque des places.
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Les ruines indiqueraient, à défaut des textes, le parti de polychromie qui consiste à combiner les tons noirs de la pierre d'Eleusis avec la blancheur transparente des marbres du Pentelique; mais les comptes seuls nous permettent d'apprécier l'extension ‘qui fut attribuée à ce procédé décoratif : |
Deux portes offraient sur leurs linteaux des incrustations de marbre noir (Inser. Il, fr. 1, 25 col., 1. 85-92); l'inscription les désigne comme des portes hautes de 8 pieds, à deux battants et à vantaux de marbre : ne seraient-elles pas celles que notre plan indique à droite ᾿ et à gauche de la cella E, et dont une conduisait du temple de Neptune au caveau du Trident; l’autre, du temple de Neptune à celui de Minerve ?
Le texte nous apprend en outre
1° Que les architraves intérieures du temple étaient ornées de peintures à l’encaustique (VI, fr. 1, 1° col., 1. 43 ; 3°fr. , 2 col., 1216);
2° Que les panneaux en terre cuite du plafond étaient, eux aussi, recouverts de peinture (IV, fr. 2, L. 42);
3 Que des dorures rehaussaient les œils des volutes des ha ainsi que les rosaces des soffites (VI; fr. 3, 1. 34 et 42).
Δ Enfin, l’état de situation (IH, 1° col., 1. 90) paraït indiquer la pensée de sculpter les disques qui décorent l’architrave de la tribune des caryatides, etde transformer ces disques en rosaces plus ou moins semblables à celles des jambages et du linteau de la porte Nord. — Sans doute l’architecte abandonna l’idée de ce surcroît d'ornement, qui ne pouvait rien ajouter à l’élégante perfection de son œuvre.
Le texte, ayant trait à l'achèvement des parties hautes de l'édifice, ne fournit guère de cotes d'ensemble; il serait donc teméraire de
rétablir sur ses indications le système général de mise en proportion qui présida aux tracés : 1l ne donne que des cotes de détail et, comme nous l’avons fait observer (pag. 95, note 23), des cotes d'épannelage.
Mais la simplicité de ces cotes est frappante : toutes les .dimensions importantes s'expriment en pieds ou demi-pieds; de sorte que le demi-pied forme entre les diverses parties une commune mesure qui les relie entre elles et rend l’impression de leurs rapports plus saisissable en la rendant plus simple.
Envisageons les pierres d'appareil courant.
Leurs dimensions en parement sont (11,1. 10):
ἘΠ RE 0 tele at mou ne 1 pied 1/2 LEGO RENE PER eve 4 pieds.
D'où il suit que les angles des pierres dont se compose le mur jalonnent sur son parement un réseau de lignes inclinées à 4 de base sur à de hauteur.
— Passons aux assises de couronnement. — Leurs hauteurs sont : Bandeau à palmettes 7 (I, 1. 16)......... 1 pied 1/2 NECHITAVE SUR. {1|π|9Ὁ)».» τ 2 pieds.
ἘΠῚ θυ, Ὁ ΠΠ| 1 Ὁ 2 ΘΝ πος πον τροους 2 pieds.
Ainsi la hauteur de la frise est égale à celle de l’architrave, et correspond aux 4/3 de la hauteur du bandeau ‘.
1 Il n’est pas sans intérêt de comparer les cotes données par les inscriplions avec les cotes prises sur les ruines mêmes de l'édifice. Stuart et Revett ont relevé les cotes suivantes :
BAR de AU AN ED en due ἀπ RSS ἈΠΟ ΠΟ ENS Ne RE re ee 2° 1",05 HAS Un ea D RO RER ETS ATOS
Le pied employé par Stuart est de 0,305; d'ailleurs, suivant une remarque duc
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