‹ Etudes et appreciations (volume 2)Chapitre 161 sur 169 · La critique littéraire au XIX^ siècle, pp · texte numérisé non relu

La critique littéraire au XIX^ siècle, pp

monuments, ni la majesté de l'histoire ; mais ses flots sont plus purs que ceux de la Seine.

Recevons donc avec discernement, et aussi avec gratitude, les leçons que la France nous donne. Imitons son patriotisme, son labeur soutenu, son élan vers l'idéal, son incomparable dévouement, sa passion de l'honneur qu'elle pousse même, comme le prouvent tant de cas de duel et tant de dithyrambes sur les beautés de la guerre, jusqu'à l'excès.

Ayons l'esprit assez large et l'âme assez ouverte pour nous enrichir de tout ce qui fait la gloire et la fortune des autres pays. Demandons à l'Irlande sa constance inébranlable dans la foi, à la Belgique son activité et sa vaillance, à l'Italie son culte des beauxarts, à l'Allemagne son amour de l'effort et sa puissance d'organisation, à l'Angleterre sa ténacité qui a fait dire qu'elle gagne toujours la dernière bataille, à nos voisins d'Amérique leur ingéniosité et leurs méthodes dans l'apphcation des sciences.

Empruntons aux autres nations leurs qualités, non leurs défauts.

Voilà un internationalisme du meilleur aloi, et qui, loin d'amoindrir et de détériorer notre vie propre, ne peut que la fortifier, la développer et la grandir jusqu'à la hauteur de nos destinées. Fréquentons la pensée des autres peuples, non pour nous y asservir, mais pour accroître et féconder notre patrimoine national,

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