Docum. cath., t. 1, p
provisoire. Chers diocésains, nous, les évêques, nous ne jouerons pas le rôle du lâche mercenaire. Nous ne trahirons ni le bien de vos âmes, ni le plus saint des devoirs de notre conscience. Et nous savons que vous tous, millions et millions de catholiques prussiens, vous ne faites qu'un avec nous dans la résolution ferme et absolue de vous opposer à un pareil dessein^
Sous le regard complice ou indifférent des " défenseurs du droit et de la civilisation," l'assaut contre l'Eglise et le catholicisme s'organise et se livre dans un grand nombre de pays, en Allemagne, en Russie, en Autriche^, chez les Tchéco-Slovaques', en Hongrie*, en Pologne^, en Roumanie, en Palestine^, jusque dans
1. Le 8 janv. 1919, les Evêques allemands ont fait suivre cette première lettre collective d'une autre lettre courageuse destinée à montrer sous ses vraies couleurs le socialisme envahissant. Dans ce second document d'une très haute portée, il est dit : " Le plan socialiste dans son ensemble n'a rien de chrétien, et va contre l'ordre étabU par Dieu. . . Quiconque favorise le socialisme, travaille contre la reUgion. " {Docum. cath., 3 mai 1919).
2. Dans une lettre collective, les Evêques de l'Autriche allemande ont jeté le cri d'alarme, et condamné la séparation de l'Eglise et de l'Etat, le mariage libre, et l'école sans Dieu {Documentation catholique, 24 mai 1919). — Ceci ne s'accorde guère avec la thèse Ubérale de "l'Eglise libre dans l'Europe libre ", développée récemment par un brillant écrivain français.