‹ Etudes et appreciations (volume 2)Chapitre 166 sur 169 · Lettre de Benoît XV àl'Arch. de Rtrigonie(ll sept · texte numérisé non relu

Lettre de Benoît XV àl'Arch. de Rtrigonie(ll sept

5. Voir la Libre Parole, 31 juillet et 28 août 1919; la Croix, 16 sept. 1919 ; la Docuynentation catholique, 30 août et 6 sept. 1919.

6. Dans l'allocution consistoriale du 10 mars 1919, Benoît XV a exprimé de très vives appréhensions au sujet des menées juives et protestantes en Terre-Sainte. " Ce serait, a-t-il dit, une douleur cruelle pour Nous et pour tous les fidèles sans exception, si les infidèles en Palestine étaient mis dans une situation privilégiée, et à plus forte raison si les monuments les plus vénérables de la religion chrétienne étaient Uvrés à des non-chrétiens. Nous savons de plus que des étrangers, non-cathohques, puissants

l'Alsace-Lorraine,! bref, partout où passe l'ouragan révolutionnaire et socialiste^, et le souffle judéo-maçonnique. Plusieurs indices témoignent que l'Amérique, de son côté, est loin d'être à l'abri de ces attaques. On nous représentait la dernière guerre comme la lutte du christianisme contre le paganisme, ou encore du catholicisme contre le protestantisme. Chose étrange : le triomphe des Alliés, malgré ce qu'il comporte de si consolant et de si gloiieux, coïncide avec l'un des plus vastes et des plus formidables mouvements anticatholiques et antichrétiens dont le monde ait été témoin».

par leur influence et leurs richesses, exploitent les misères et les ruines si nombreuses causées par la guerre en Palestine pour y propager leurs doctrines. Or, on ne peut supporter la pensée que tant d'âmes se précipitent, par la défaillance de la foi, à leur perte, là même où Notre-Seigneur leur a conquis au prix de son sang la vie éternelle. Exposés à un si grand danger, nos fils bien-aimés tendent vers Nous leurs mains suppliantes, implorant les vivres et les vêtements indispensables, et demandant que Noius rétablissions leurs missions, leurs églises et leurs écoles. " — Cf. Civiltà catlolica, 5 avril 1919 ; Documentation catholique, 12 avril 1919, où M. Ch. d'Anneval, parlant du protectorat français dans le Levant, menacé par l'impérialisme anglais, proteste et s'écrie: " Ce n'est pas pour la plus grande Angleterre que nos soldats sont morts. "

1. Voir la Documentation cath., l^^ mars 1919 ; la Croix, 19 pvril 1919, etc.

2. Les récentes élections d'Italie et de Belgique accusent, par de gros chiffres, la marche ascendante du sociahsme dans ces deux pays.

3. En face de l'œuvre de Versailles qui " écrase l'Autriche catholique " et " crée l'hégémonie protestante et anglo-saxonne dans le monde entier", M. le chanoine Gaudeau n'hésite pas à écrire : " C'est la Franc-maçonnerie, hélas ! qui a fait la paix ! Insensé qui ne le voit pas ! Criminel qui ne veut pas le voir ! " {Action catholique, 21 août 1919.) — Lire, à propos de l'Autriche et de hautes possibilités pohtiques méconnues par les

Et que dire des haines farouches accumulées depuis plus de quatre ans dans l'âme des peuples !

D'aucuns, écrivait le Pape avec chagrin^ ont été si loin dans cette voie qu'ils en sont venus à mesurer l'amour dû à la patrie, à la haine de ceux avec qui la patrie est en guerre.

La prolongation des hostilités ne pouvait qu'accentuer chaque jour cette animosité des races contre ^es races, des nations contre les nations, en même temps que la rivalité des classes pauvres , et les plus meurtries par le poids de la lutte sanglante, contre les classes riches et profiteuses.

Il est à craindre que la paix dictée, au bout de Fépée^ par les vainqueurs aux vaincus, n'amasse chez ces^ derniers des réserves incalculables de colère et d'irré sistibles résolutions de vengeance. Toute paix imposéeuniquement par la force, porte en elle le germe de nouveaux conflits. Est-ce bien là ce que le Pape, au cours de la grande guerre, demandait, ce qui n'a cessé de faire l'objet de ses vœux, de ses exhortations, et de ses prières ? Est-ce bien ce qui peut déterminer la résurrection des peuples, non pas de quelques-uns seulement,,, mais de tous, résurrection économique, intellectuelle,, par-dessus tout, morale et religieuse ^ ? Est-ce bien là', l'accord de nations chrétiennes qui, après avoir réglé leurs comptes dans un esprit de justice et de bienveillance 3, se donnent la main, et se remettent à poursuivre honnêtement leurs destinées ?

chefs d'Etat, un courageux discours de M. de Gailhard -Bancel (Docum. cath., t. 11, pp. 541-543).

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