Le Droit, 23 août 191S
nada, de faire de l'abolition de ces écoles l'un des articles préférés de leur programme. Dès 1876, dans une résolution de la grande loge de l'Ontario, on pouvait lire cette phrase très claire : "> Pas d'écoles séparées, mais éducation laïque libre pour tous\" Dans l'affaire des écoles du Manitoba, dans celles des écoles des nouvelles provinces, dans la question des écoles du Keewatin, le mot d'ordre a été suivi avec une implacable fidélité. La lutte contre l'école catholique bilingue est due, dans son principe, à la même inspiration. Et le vœu suprême de la secte s'est traduit dans une assemblée tenue à Winnipeg en 1918, et où l'on a déclaré que le temps était venu de faire modifier l'Acte de Québec et l'Acte de l'Amérique britannique du Nord, parce que '*' le seul espoir d'unité au Canada, et de la création d'un peuple vraiment loyal et patriote formé de nos diverses. nationalités, réside dans l'étabUssement d'une langue nationale pour tous nos citoyens et dans un système d'éducation nationale^."
Ce texte nous ramène à V institution royale et aux projets les plus sombres des débuts du régime anglais.