‹ Etudes et appreciations (volume 2)Chapitre 63 sur 169 · Déhals dcH Cnnvniinca du Cunada ( 1SS4 ), p · texte numérisé non relu

Déhals dcH Cnnvniinca du Cunada ( 1SS4 ), p

2. La Vérilé, 13 avril 1918. — Voir dans le Droit du 11 déc. 1918, du 11 et du 17 avril 1919, divonses déclarations du même e.-^prit. Voir aussi un récent discours de M. Galbrailh {Devoir, 14 juin 1919.)

Que faire ? nous croiser les bras, et laisser nos pires ennemis poursuivre en paix leur besogne désorganisatrice ? Ce serait lâche et indigne de nous. Quelles que soient les perspectives de l'avenir et les difficultés de la tâche offerte à nos efforts, elles n'ont pas de quoi abattre notre courage.

Plusieurs votes des Chambres fédérales ont déjà prouvé que l'influence orangiste n'est pas invincible. Il y a des membres des Loges plus ignorants que coupables, et dont l'esprit ouvert et la conscience loyale peuvent être éclairés et dirigés. Convainquons de la vérité ceux qui sont droits ; convainquons de leur impuissance ceux qui y sont rebelles. Les protestants honnêtes, bien pensants, pour qui la foi des traités n'est pas un mot vide de sens, se joindront à nous, dans un souci généreux de l'honneur et des intérêts du pays. D'autres princes du sang refuseront de courber la tête sous la bannière d'Orange. D'autres Blakes et d'autres Bowells honoreront la tribune canadienne en opposant aux discours injustes le langage de l'équité et de la raison.

Dans les revues, dans les journaux, dans les livres, dans les relations privées, dans les discussions publiques, appliquons-nous à dissiper les préjugés. Faisons de la lumière, assez de lumière pour que les plus aveugles voient et que les plus obstinés se rendent. Insistons sur la nécessité de former un Canada uni dans le respect des droits.

Créons dans le public un sens de justice tellement fort, des aspirations de concorde et de paix tellement profondes que les feuilles orangistes, si elles persistent à garder leurs couleurs, soient contraintes de changer de ton.

La bataille de la Boyne, reprise sur un autre théâtre, et livrée avec d'autres armes, peut encore se gagner.

Nous ne voulons pas la lutte pour elle-même. L'état d'âme où ces hostilités nous plongent, nous répugne. Et le jour où nos adversaires se résigneront de bon gré à une situation que la Providence et l'histoire nous ont faite, et dans laquelle nous réclamons pour l'école catholique et le parler français leur juste part de liberté, nous répéterons, à leur adresse, ces paroles d'union et de sagesse prononcées par O'Connell dans un appel patriotique aux orangistes de DubUn :

Sacrifions, mes bieii-aimés compatriotes, sacrifions nos animosités mauvaises et sans fondement sur l'autel de la patrie. '

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