Taparelli, ouv. et t. cit., nn
aux nations elles-mêmes qu'on veut faciliter le développement de l'action sociale par le moyen de l'ordre politique \"
Les relations politiques des nations sont gouvernées, nous l'avons dit, par le droit des gens. Et le droit des gens lui-même, positif ou naturel, implique et suppose une puissance autorisée qui l'établisse ou qui le sanctionne. Ainsi, arrive-t-on à reconnaître, au-dessus des autorités locales préposées au gouvernement des Eta,ts, une autorité générale ayant juridiction, non pas certes sur les libertés intérieures et inaliénables de ces Etats, mais sur le régime extérieur des nations associées.
Or, les nations se liguent, sous une bannière commune, et dans une association juridique, par un libre consentement. Si la nature, d'elle-même, les y porte et les y invite, c'est leur commuri accord qui dicte et détermine cette union. Il s'en suit que l'autorité internationale réside primitivement dans cet accord des peuples, ou mieux dans le conseil de leurs chefs par lequel s'exerce le commandement. C'est donc tout d'abord, et sous sa forme native, un pouvoir polyarchique, mais qui, avec le temps, l'inégalité des besoins, la nécessité d'une union plus forte, et l'assentiment des nations intéressées, peut se modifier dans un sens plus ou moins monarchique^. - 1