Les sociétés secrètes et la société, t. ii, p
Or, d'après Léon XIII, les principes maçonniques ne diffèrent pas, en substance, des doctrines fondamentales du socialisme.
Supprimez, dit-il', la crainte de Dieu et le respect dû à ses lois ; laissez tomber en discrédit l'autorité des princes ; donnez libre carrière et encouragement à la manie des révolutions ; lâchez la bride aux passions populaires ; brisez tout frein, sauf celui des châtiments, vous aboutirez par la force des choses à un bouleversement universel et à la ruine de toutes les institutions. Tel est bien le but avéré, explicite, cjue poursuivent beaucoup d'associations communistes et socialistes ; et la secte des francs-maçons n'a pas le droit de se dire étrangère à leurs attentats, puisqu'elle favorise leurs de.«seins, et que, sur le terrain des principes, elle est entièrement d'accord avec elles.
Socialistes et maçons s'entendent donc en général sur les bases de la politique internationale, professent les mêmes erreurs de fond, et se nourrissent des mêmes chimères.
Dans l'établissement d'une société des nations, rien, sans doute, n'est plus légitime que de viser la diminution des guerres, de chercher à obtenir le prolongement de la paix, le règne d'une plus large bienveillance et d'une plus parfaite harmonie dans les rapports internationaux. Cette harmonie et cette bienveillance, Benoît XV la demandait, dès son avènement au souverain pontificat, dans