Encycl. H umannni gertits, 20 avril 18S
l'union internationale 233
les termes les plus pressants \ Mais il ne faut pas donner dans l'utopie, dans l'idéologie, méconnaître le fait et les suites de la faute originflle d'où jaillit dans le cœur des hommes, et dans l'âme des peuples, le flot troublé des passions.
Il ne faut pas, non plus, se persuader qu'une force internationale basée sur de faux dogmes, sur l'athéisme politique, sur la souveraineté du peuple et la démocratie révolutionnaire, c'està-dire sur les erreurs les plus fécondes en perturbations, réconciliera les classes et les races, et mettra fin à tous les conflits. L'ordre n'est pas l'effet du désordre. La liberté ne peut sortir de la confiscation des droits. Une organisation fédérale née de tels principes, et animée d'un pareil esprit, serait im remède pire que le mal.
Dieu merci, d'autres concepts d'une ligue des nations sont entrés dans la pensée pubhque, et ont fait et font aujourd'hui l'objet et le but des plus attentives délibérations.
Des deux Conférences de la Paix tenues à La Haye, l'une en 1899, l'autre en 1907, sont sorties, pour le règlement pacifique des conflits internationaux, des décisions et des conventions