Ij'Aclio7i calholique, fi'v
la spoliation inique et menteuse dont le Pape, il y a cinquante ans, fut la victime, et contre la muraille d'airam derrière laquelle le Vicaire du Christ, père de trois cent millions de fidèles, s'est vu odieusement reléguer. Benoît XV, reprenant cette protestation courageuse, dénonçait naguère, lui aussi, les inconvénients très graves de la situation faite à l'Evêque de Rome, notamment pendant la guerre :
Des ambassadeurs, disait le Saint Père^ des ministres accrédités auprès de Nous, ont été contraints de s'éïoigner pour sauvegarder leur dignité personnelle et les prérogatives de leur charge. De là, pour le Saint- Siège, une diminution de son droit causée par le défaut de garanties nécessaires. Nous avons été privé, par là •même, du moyen accoutumé, et le plus commode, de traiter avec les gouvernements étrangers. Nous Nous voyons mêiiie, dans un sentiment de profonde douleur, exposé .'!u soupçon d'obéir aux seules suggestions de ceux qui peuvent nous faire entendre leur voix. Que dire, d'autre part, de la difficulté toujours plus grande des communications entre nous et le monde catholique, et des entraves très sérieuses qui en résultent pour Nous dans ^'appréciation des événements du joar ?
Le Pape ^n concluait " qu'aucun homme sensé ne saurait trouver, dans un état de choses si précaire, dan,4 les conditions de vie si dépendantes du bon vouloir d'autrui, une situation digne du Siège Aposttilique. "