‹ Études et appreciations (volume 3)Chapitre 129 sur 168 · Allocution Ju 6 déc · texte numérisé non relu

Allocution Ju 6 déc

N'a-t-il pas infiniment raison ?

L'Eglis9 est une société parfaite. Cette perfection juridique, marquée du sceau divin, et qui élève la grande famille catholique bien au-dessus des associations temporelles, implique avant toute chose la pleine et souveraine indépendance du Chef suprême des chrétiens. Les souverainetés poUtiques elles-mêmes, par un attribut dont elles se montrent très jalouses, sont indépendantes les unes des autres. Que dire d'une souveraineté qui, par son origine, sa nature, son but, l'emporte essentiellement sur toutes les autorités humaines ? Convient-il qu'une tête couroiuiée des propres mains de Dieu se courbe sous le sceptre d'une puissance terrestre ?

Le Pape est le représentant direct et immédiat du Fondateur surnaturel de l'Eghse. Il participe, au plus haut degré, de la dignité divine. Rien ne répugne davantage que de soumettre l'autorité suréminente dont il est investi, à un pouvoir civil quelconque, et de faire de ce Lieutenant du Roi des cieux le sujet d'un prince de la terre dont lu'même est le juge.

L'administration du royaume spirituel, (Miscignc saint Thomas', a été confiée aux prêtres, et non aux rois de

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