Les Questions acluelles, 23 oct
juste cent ans, que nous datons le grand changement qui s'est opéré, chez nous, en matière de rehgion."
Je passe sous silence les nombreuses associations de prières créées en France pour la conversion de l'Angleterre, et aussi l'aide fraternelle accordée, dans nos diocèses, à certaines œuvres de prosélytisme patronnées par l'épiscopat anglais.
Nous suivons du regard, avec le plus vif intérêt, le mouvement anglo-catholique. Des ouvrages, comme celui de Paul Thureau-Dangin \ des études comme les Catholic monthly Letiers-, passionnent nos esprits. Aucunes dépêches d'Angleterre ne nous réjouissent plus que celles qui nous appreiment quelques conversions nouvelles, quelques succès catholiques nouveaux, sur la terre illustrée par les Thomas Becket et les Thomas Morus.
Nous ne ménageons pas, non plus, aux fils éprouvés de l'Irlande le concours de notre adhésion dans la revendication de toutes leurs Ubertés civiles et religieuses, libertés garanties par la capitulation de Limerick et violées " contre la foi des traités^." On a rappelé cent fois ce que les nôtres ont fait pour ceux d'entre eux qu'une double
1. La Renaissance catholique en Anglelerre au XIXe siècle (3 vol.).
2. Lettres écrites, depuis le commencement de la guerre, sous les auspices du " Bureau anglais d'information catholique."