Michel, ouv. ait., ch. vi et vu
chrétiens des différentes Eglises orientales séparés de l’Eglise catholique1.
Ce chiffre est encore bien au-dessous de celui des membres des sectes protestantes répandues sur presque toute la surface du globe. Le libre examen d’où est née la Réforme luthérienne et, après elle, la scission anglicane, mène logiquement à la multiplicité croissante des systèmes, à l’émiettement indéfini des doctrines.
Beaucoup de protestants, soucieux de l’avenir, déplorent ces divisions. Les mis voudraient lever la barrière qui sépare les Eglises protestantes de l’Eglise catholique et romaine, et on sait que ce fut là l’un des rêves de l’illustre Leibniz. D’autres voudraient, du moins, établir une certaine liaison organique entre les communautés protestantes elles-mêmes, si nombreuses, si divergentes, et si dépourvues de ce ciment social qu’est l’autorité2. D’autres enfin embrassent du regard tout l’horizon chrétien, et projettent une vaste association dont les cadres soient assez larges pour accueillir toutes les âmes qui croient en Jésus-Christ.
C’est ainsi qu’en 1857, sous l’influence du grand mouvement religieux d’Angleterre, une ligue de prières fut fondée dans le dessein de promouvoir