‹ Etudes et appreciations. -- (volume 4)Chapitre 125 sur 173 · Gai, i, 7-8 ; Tit., iii · texte numérisé non relu

Gai, i, 7-8 ; Tit., iii

Jésus-Christ1. Rejeter une seule vérité proposée par ce magistère, conformément à la doctrine des Pères et au sentiment commun des Docteurs, c’est se mettre en marge de la vraie foi et en dehors de la vraie Eglise2.

L’unité de l’Eglise est donc telle, qu’elle suppose, pour maintenir les intelligences dans une même foi, une autorité enseignante souveraine, à laquelle tous les fidèles soient tenus d’obéir, et dont les sentences soient sans appel : c’est la condamnation de l’hérésie.

Elle suppose encore, pour réaliser l’œuvre plénière du Sauveur, un pouvoir hiérarchique fortement constituté, lequel rayomie sur toutes les sphères de l’activité religieuse, et contrôle l’administration des sacrements, le fonctionnement des rites, la direction des consciences, les missions évangéliques, toute l’action politique et sociale où les intérêts religieux sont en jeu. Ce pouvoir, quel est-il ? celui que le Fondateur de l’Eglise a créé, où il se survit admirablement à lui-même, et où sa personne divine, désormais invisible, est représentée auprès des hommes par un dépositaire visible de sa puissance et un exécuteur fidèle de ses volontés. Dans ce système, toute l’organisation gouvernementale est couronnée

Page 1