‹ Etudes et appreciations. -- (volume 4)Chapitre 132 sur 173 · Du gouvern. du Prince, liv. i, ch · texte numérisé non relu

Du gouvern. du Prince, liv. i, ch

la terre, et surtout au souverain pontife Pierre, à qui tous les rois des peuples chrétiens doivent être soumis comme à Notre-Seigneur Jésus-Christ lui-même. Car ceux à qui sont confiées les fins prochaines, doivent obéissance et soumission à celui de qui relève le soin de la fin dernière.

L’efficacité du ministère apostolique est liée très étroitement à sa liberté : liberté de parole, liberté d’action, liberté de communication. Celui qui a semé sous les pas de ses Apôtres d’innombrables prodiges, peut sans doute garantir de toute entrave le bras de son Vicaire. Le miracle, pourtant, même dans l’ordre de la grâce, n’est pas la voie commune.

Le fait même, a dit Léon XIII fi d’avoir ravi au Saint-Siège par l’occupation des Etats pontificaux, sa souveraine indépendance, constitue à lui seul une offense qui comprend et embrasse toutes les autres. Cette offense atteint directement le chef suprême de la catholicité et la liberté de son action dans le monde. Or, une fois cette liberté violée ou entravée de quelque façon que ce soit, tout le gouvernement de l’Eglise en souffre nécessairement.

L’action papale ne saurait être pleinement efficace, si, dans les attitudes que commande le salut des âmes, elle ne demeure devant les peuples au-dessus de tout soupçon. Et pour prévenir tout soupçon, tout doute de partialité, il est nécessaire que la personne du Pape échappe à toute

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