NOS EVEQUES
Il n’y a que quelques mois, la mort ravissait aux lettres canadiennes l’un de nos écrivains les plus estimés et les plus féconds.
M. l’abbé Auguste Gosselin, qui avait voué ses talents et sa plume à l’histoire religieuse de son pays, descendait inopinément dans la tombe, laissant après lui de nombreux écrits dont le public appréciait depuis longtemps le rare mérite, et que la Société royale, en ouvrant ses rangs à l’auteur, avait volontiers consacrés de son suffrage.
Le talent historique de l’abbé Gosselin fut varié. Il se répandit sur beaucoup de sujets. Mais l’objet où s’absorba le meilleur de sa pensée, et vers lequel se tendit son plus long effort, fut l’histoire de l’Eglise catholique au Canada, concrétée et personnifiée dans la vie de nos Evêques. L’histoire de l’Episcopat canadien est son œuvre maîtresse ; et cette œuvre, tout inachevée qu’elle est, et malgré ses imperfections, restera.