‹ Etudes et appreciations. -- (volume 4)Chapitre 18 sur 173 · Catholic Encyclop., vol. xv, p · texte numérisé non relu

Catholic Encyclop., vol. xv, p

Au premier rang de ces désapprobateurs se trouve le Souverain Pontife lui-même. Benoît XV, dans cette lettre aux Ursulines que nous avons déjà citée, déplore le nombre des femmes “ qui désertant les devoirs domestiques pour lesquels elles étaient faites, se lancent témérairement au milieu des luttes de la vie.” Les luttes politiques ne sont-elles pas les plus opposées aux exigences familiales ? “Il est difficile, déclare le Père Rossïer x, de concilier la participation directe de la femme à la vie politique et parlementaire actuelle avec son devoir prédominant, le devoir maternel.”

Les écrivains des Etudes ont consacré à cette question de belles pages. Nous en détachons les lignes qui suivent1 2 :

On se figure malaisément une femme, jeune fille ou mère de famille, veuve ou suivie de son mari, menant pour son compte une campagne électorale, répondant à des affiches par d’autres affiches, aux journaux par des journaux, rendant injure pour injure, menace pour menace, discutant des programmes dans les réunions, et enfin montant à la tribune du Sénat ou du Corps législatif pour y prononcer des discours, parler pour ou contre la guerre et la paix, traiter à fond la question des douanes et des égoûts, renverser des ministères et décider les questions les plus complexes et les plus graves de finances, d’agriculture, de commerce et d’industrie. Quand on annonce une femme qui s’occupe

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