‹ Etudes et appreciations. -- (volume 4)Chapitre 23 sur 173 · Etudes, t. lxvii, p · texte numérisé non relu

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d’ingéniosité, et de dévouement ? La femme, pour se montrer à la hauteur de son rôle, doit-elle modifier son type primitif, et lui faut-il évoluer jusqu’à cesser d’être elle-même ? “ Pour être plus homme, qui sait si elle ne sera pas moins femme1 ?”

Sûrement, la famille en pâtira. “ Nombre d’Américaines, écrit le Père Burnichon2, trouvent l’horizon du foyer trop étroit ; ce domaine, où les préjugés d’antan avaient confiné leur sexe, ne leur suffit pas. Toutes ces manifestations de leur activité et de leur hardiesse qui émerveillent nos publicistes, cette ardeur pour les hautes études, et surtout cette invasion dans les places et les carrières plus ou moins réservées jusqu’ici aux hommes, prouve surabondamment que la femme américaine accomplit une évolution du dedans vers le dehors.” Or, ajoute l’auteur, cela “ ne va pas sans détriment pour le foyer domestique. Le foyer vit par la femme. Qu’elle vienne à manquer, tout se désagrège et se disperse ; il n’y a plus de foyer.”

Cet aiguillage de la vie féminine sur des voies où l’homme seul, auparavant, s’engageait, n’est pas sans effrayer ceux qui savent combien la complexion des femmes est délicate. Des écrivains, d’ailleurs sympathiques, croient devoir signaler

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