Etudes, t. lxvii, pp
LE FEMINISME
ce danger : “ Que les femmes choisissent bien
leur voie ! Plus d’une occupation virile leur serait meurtrière. Qu’elles ne se flattent point d’avoir, en tout et partout, la force de nous imiter, de nous suppléer, de nous évincer sans dommage ! Pour ne parler que des fonctions libérales, douces en apparence et si enviables en fait, sont-elles nombreuses les têtes féminines capables de résister aux fatigues, à l’énervement des recherches et des travaux intellectuels1 ? ”
Par son tempérament physique et moral, par la pudeur et la retenue de son sexe, la femme se distingue tellement de l’homme qu’elle ne peut sortir du cadre de ses fonctions sans se faire violence à elle-même. Ni le fracas des batailles, ni les subtilités du barreau, ni l’œuvre sanglante de la chirurgie, ne conviennent à ses aptitudes. Nous ne contestons pas sa dextérité, et l’opportunité de ses soins, dans certaines branches de la médecine, surtout s’il s’agit de traiter des femmes et des enfants. Aussi voit-on la Providence utiliser ce talent chez les bonnes infirmières laïques, et chez les Sœurs hospitalières appelées par leur vocation au chevet des malades, et au secours des âmes endolories, et qui font de leur travail, non seulement un ministère corporel, mais une œuvre de charité et de religion.