‹ Etudes et appreciations. -- (volume 4)Chapitre 27 sur 173 · Cf. H. Bourassa, Le Pape arbitre de la paix, pp · texte numérisé non relu

Cf. H. Bourassa, Le Pape arbitre de la paix, pp

Ce qui fait notre force, c’est que nos alliances ne sont pas fondées uniquement sur des intérêts, mais qu’elles sont vivifiées par un idéal commun, par cet espoir de liberté et de fraternité que la Révolution française a eu l’immortel honneur de proposer au monde, et qui, en devenant partout en Europe une réalité, sera une des meilleures garanties delà paix entre les peuples qu’appelait récemment de ses vœux le président de la grande république américaine, et une des conditions de l’organisation de la société des nations.

Aussi avec quelle joie MM. Ribot et Lloyd George ont-ils salué le travail d’émancipation russe fondé sur la “ souveraineté populaire 1,” et par quels applaudissements les libérâtres de tous les pays accueillent-ils le travail semblable qui s’opère actuellement en plusieurs Etats ?

Ces attitudes et ces doctrines ne sont pas, il s’en faut bien, celles de la philosophie et de la théologie catholique.

Saint Thomas, parlant dans sa Somme de l’obéissance des chrétiens, en matière civile, reproduit d’abord les textes inspirés où est prescrite la soumission aux pouvoirs établis2; puis il formule cette brève et concluante argumentation :

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