‹ Etudes et appreciations. -- (volume 4)Chapitre 28 sur 173 · Tit., ni, 1 ; i Pet., ii · texte numérisé non relu

Tit., ni, 1 ; i Pet., ii

La foi chrétienne est un principe de justice (Rom., ni, 22) : bien loin de supprimer l’ordre dans le droit, elle le confirme. Or, l’ordre du droit et de la justice exige que les inférieurs soient soumis à leurs supérieurs ; sans quoi les choses humaines ne pourraient garder leur assiette. Les fidèles sont donc tenus, comme tous les autres hommes, d’obéir aux princes séculiers1.

Conséquemment, le saint docteur ne peut s’empêcher de voir dans les menées séditieuses par lesquelles les citoyens s’insurgent contre l’autorité légitime, et qui mettent en péril le bien commun de la société, un péché très grave, une conduite d’autant plus criminelle que les intérêts en jeu sont plus sacrés2.

L’enseignement des Pontifes romains, sur ce sujet d’importance vitale pour la chose publique, n’a jamais varié.

Grégoire XVI, visant les erreurs sociales de l’infortuné Lamennais, disait :

Nous avons appris que des éorits semés parmi le peuple proclament certaines doctrines qui ébranlent la fidélité et la soumission dues aux princes, et qui allument partout les flambeaux de la révolte. 11 faudra empêcher avec soin que les peuples ainsi trompés ne soient entraînés hors du sentier de leurs devoirs3.

Nul Pape ne dénonça plus vigoureusement la

1. Som. théol., ii-ii, q. civ, art. 6 ; — cf. de Regim. princ., 1. i, ch. i.

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