‹ Etudes et appreciations. -- (volume 5)Chapitre 11 sur 137 · Instit. juris naturalis, P. il, p. 747 (Ilerdei, 19C · texte numérisé non relu

Instit. juris naturalis, P. il, p. 747 (Ilerdei, 19C

2. Le patriotisme ne se conçoit pas bien sans l’exacte notion de ce qu’est la patrie. On a éciit que notre patrie, à nous Canadiens, n’est pas seulement le Canada, mais l’Angleterre et la France. C’est une erreur profonde d’où découlent les conséquences les plus graves et des devoirs nationaux qui, en réalité, n’existent pas.

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principe d’une intervention juste et sensée. C’est l’expliquer et le concilier avec un autre principe, antérieur et essentiel, celui de la conservation nationale.

Le Père Meyer que nous avons cité condamne avec raison l’égoïsme absolu où se renfermerait une nation insoucieuse de ce qui se passerait au delà de ses frontières, et de ce qui pourrait atteindre et mettre en péril les biens supérieurs de l’humanité ; mais il formule en même temps cette remarque très opportune que nous faisons nôtre, et que nous livrons à l’attention intelligente du lecteur :

Malgré les relations de sincère bienveillance que les sociétés civiles ont le devoir d’entretenir mutuellement, aucune d’elles n’est- tenue (sauf le cas de stipulations expresses) d’offrir par charité à d’autres sociétés, pressées par le besoin jusqu’à demander secours, une aide qu’elle ne pourrait prêter sans compromettre d’une façon grave ses propres intérêts ou sa propre existence. Le gouvernement d’un pays, avant de faire la charité aux autres nations, doit d’abord se demander si cette intervention n’est- pas contraire aux obligations qui lui incombent vis-à-vis de ses propres administrés, et jusqu’à quel point les exigences de cette attitude peuvent s’accorder avec l’ensemble des responsabilités nationales1.

Il ne faut jamais perdre de vue cette maxime que les gouvernements ont été créés pour le salut des peuples à la tête desquels ils sont placés. La

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