‹ Etudes et appreciations. -- (volume 5)Chapitre 15 sur 137 · LA LANŒUE ET LE DROIT NATUREL · texte numérisé non relu

LA LANŒUE ET LE DROIT NATUREL

A propos du principe des nationalités et de  ses différents aspects, un journal de notre province offrait naguère à ses lecteurs, sans la désavouer, l’assertion suivante d’une revue d’ordinaire mieux inspirée : “ L’idée de race est une idée barbare, exclusive, rétrograde, qui n’a rien de commun avec l’idée large et civilisatrice de patrie. Il y a des siècles que les races se sont fondues dans les patries. ”

Nous regrettons d’avoir à nous inscrire en faux contre ces paroles étranges, inexactes dans le principe absolu qu’elles énoncent, périlleuses dans les effets et les conséquences qu’elles comportent.

Les races actuelles, quelles qu’en aient été l’origine propre et la fortune historique1 2, ont leur place marquée dans le plan de la Providence. L’humanité est un édifice formé de ces groupes et de leurs forces ethniques comme d’au-

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