w. et l. cil., p
MELANGES CANADIENS
les dénature, ou que celles d’entre elles qui ont le mieux servi Dieu, et le plus honoré l’Eglise, s’effacent.
La langue que nous a léguée la France, et qui compte plusieurs siècles de culture féconde et de littérature glorieuse, répugne souverainement à un pareil sort. Elle n’entretient elle-même, à l’égard des autres langues, ni des desseins d’hostilité ni des visées d’absorption. Elle prétend seulement vivre et grandir selon le degré d’expansion de ceux qui la parlent, et selon les formes spéciales du pays où elle a pris racine.
M. Zidler rend parfaitement nos pensées et nos sentiments, quand sa muse met sur nos lèvres, à l’adresse du Parler français, ces nobles et vaillantes paroles qui sont le serment d’une race1 :
Je veillerai sur toi jaloux de ta fierté,
De tes titres anciens et de tes privilèges ;
Mon culte écartera toutes mains sacrilèges :
Je soutiendrai tes droits non moins que ta beauté !